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Fermeture des voies sur berge: "Ce n'est pas l'apocalypse", selon Bruno Julliard

Pour Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris, le bilan de la fermeture des voies sur berge est pour le moment positif avec seulement huit minutes de plus en temps de trajet moyen pour les automobilistes dans la capitale.

Au lendemain de la journée sans voiture et alors que le Conseil de Paris doit voter ce lundi 26 septembre la fermeture définitive à la circulation sur les voies sur berge rive droite, le premier adjoint au maire de Paris, Bruno Julliard, est revenu ce matin sur cette mesure dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin. L'occasion de faire un premier bilan sur la fermeture, alors que doit s'ouvrir un premier test de 6 mois à l'issue du vote, en accord avec la Préfecture de Paris.

"Nous ferons un bilan d’étape dans 6 mois pour voir quels sont les impacts sur les transferts de trafic sur d’autres axes, notamment sur les quais hauts puisque c’est la principale voie de report de la circulation", a déclaré Bruno Julliard.

Dans la foulée de Paris Plage cet été, les voies sur berge n'ont pas été réouvertes à la circulation avec les premières polémiques sur l'aggravation de la circulation dans la capitale et ses environs. Mais pour Bruno Julliard, le bilan est pour le moment positif:

"Il y a un peu plus d’embouteillages mais nous sommes plutôt satisfaits parce que c’est assez nettement en-dessous de ce que nous pouvions craindre, ce n’est pas l’apocalypse que certains avaient prédit. Il est vrai que le matin aux heures de pointe et le soir mais dans une moindre mesure, i y a une légère augmentation du temps de parcours pour les automobilistes qu’on estime au grand maximum à 8 minutes, notamment sur les quais hauts et un peu sur le boulevard Saint-Germain. La plupart du temps les automobilistes mettent entre deux et quatre minutes de plus", a indiqué le premier adjoint au maire.

Questionné sur l'intérêt de piétonniser le tunnel des Tuileries, lui aussi fermé à la circulation, Bruno Julliard a répondu en rappelant la nécessité de lutter contre la pollution. 

"Le tunnel des Tuileries peut tout à fait être utilisé par des cyclistes, par des familles. Par exemple, samedi prochain c’est Nuit Blanche à Paris, nous avons systématiquement des demandes d’artistes d’utiliser ce type de tunnels pour des interventions artistiques. Je pense que ce sera le cas toute l’année. (...) Le tunnel sera également utilisé par les joggeurs. (...) Il n'y a plus de circulation, c’est bien l’objet de la fermeture des voies sur berge c’est lutter contre la pollution, qui à Paris fait 2500 morts par an et en France plus de 50.000 morts par an, nous n’avons plus le temps d’attendre."

Anne Hidalgo évoque 10% d'évaporation du trafic

Invitée de son côté de la matinale de RTL, la maire de Paris a elle aussi souligné sa prise de responsabilité sur cette question de santé publique. 

"Paris est une ville qui est trop polluée, une ville dans laquelle il y a des morts liés à la pollution. Sur la métropole du Grand Paris ce sont environ 6.500 décès par an supplémentaires. Donc il faut agir maintenant", a-t-elle souligné. 

Elle a également donné un chiffre un peu plus précis sur la fameuse "évaporation du trafic".

"Il y a déjà en trois semaines - un peu plus de 3 semaines puisque les quais sont fermés depuis le 20 juillet - il y a déjà eu une adaptation des automobilistes (...). Cela a été mesuré, nous le mesurons mois par mois. Il y a déjà des diminutions de la circulation - ce qu'on appelle l'évaporation de la circulation-, de l'ordre de 10%", a avancé Anne Hidalgo. 

Julien Bonnet