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Essai - Jannarelly Design One, comme un jouet au look 60's

Voici la première voiture de Jannarelly, la Design One, une voiture de sports aux faux airs de sportive des années 60.

Voici la première voiture de Jannarelly, la Design One, une voiture de sports aux faux airs de sportive des années 60. - BFM

La Design One est la toute première voiture d’une nouvelle marque française, Jannarelly. Son credo: une voiture à sensations, pour les road-trips comme pour le circuit.

A côté des Alpine, Bugatti, Exagon, un petit nouveau veut se faire une place dans le monde de la voiture de sport à la française: Jannarelly. Cette toute jeune marque commercialise depuis cette année la Design One, son tout premier modèle. Look rétro, comportement sportif, bruit mélodieux, ce petit roadster biplace a tout pour plaire. Et ne surtout pas passer inaperçu.

Stricte biplace, la Design One offre quatre variantes, avec un hard-top, des arceaux et un mini pare-brise pour conduire sans casque, un grand arceau, ou une décapotable avec un vraie pare-brise.
Stricte biplace, la Design One offre quatre variantes, avec un hard-top, des arceaux et un mini pare-brise pour conduire sans casque, un grand arceau, ou une décapotable avec un vraie pare-brise. © Jannarelly

Mais pourquoi… la Jannarelly Design One?

Au premier coup d’œil, les origines de la Design One sautent aux yeux: ce coupé est avant tout une voiture de designer. Son patronyme enfonce le clou. Nez plongeant, lignes qui ondulent, l’impression d’une voiture gigantesque alors qu’elle ne dépasse pas la longueur d’une Twingo, la Jannarelly a d’abord été pensée pour son look.

Avec son long capot, la Design One parait immense. Si elle est assez large (1,84 mètre), sa longueur équivaut à celle d’une petite citadine type Renault Twingo.
Avec son long capot, la Design One parait immense. Si elle est assez large (1,84 mètre), sa longueur équivaut à celle d’une petite citadine type Renault Twingo. © BFM

L’un des deux fondateurs, Anthony Jannarelly, est designer de profession. Basé à Dubaï, il dessine des voitures de sports qui ne passaient déjà pas inaperçues. Son fait d’armes: la Lykan HyperSport de W Motors, la première supercar produite au Moyen-Orient et star du film Fast&Furious 7.

"Lors des interviews, les journalistes me demandaient quelle était ma voiture préférée, celle dont je rêvais, et je me suis mis à gribouiller des esquisses, pour le fun", nous explique Anthony Jannarelly. Les esquisses sont celles de la Design One.
"L’idée a grandi, et je voulais m’en fabriquer un exemplaire, poursuit-il. J’ai rencontré mon associé Frédéric Juillot, qui fabriquait des bateaux. La voiture a eu une belle popularité sur internet, des clients en voulaient une, et le projet de créer la marque s’est imposé de lui-même".

Le résultat, c’est donc cette Jannarelly Design One en composite, fibre de carbone et fibre de verre. D’où un poids plus que léger: 810 kilos sur la balance. A l’arrière, les deux fondateurs ont installé un moteur V6 3,5 litres de 325 chevaux, conçu par Nissan et déjà vu sur la 350Z. Avec ces paramètres, la Design One s’annonce résolument plus que sportive.

La trentaine de salariés de Jannarelly fabriquent en interne le châssis tubulaire, la carrosserie, s’occupent de la peinture, assemblent le véhicule. Seuls les éléments mécaniques et de sécurité sont acheter à l’extérieur.
La trentaine de salariés de Jannarelly fabriquent en interne le châssis tubulaire, la carrosserie, s’occupent de la peinture, assemblent le véhicule. Seuls les éléments mécaniques et de sécurité sont acheter à l’extérieur. © BFM

Au volant

On vous l’a déjà dit pour d’autres modèles, la Jannarelly entre dans cette catégorie de véhicules qui pourrait être prescrite en cas de petit coup de mou. Sourires, photos, pouces levés, son passage s’apparente à une traînée de bonheur. Avant tout ressenti par le conducteur.

"Le principe de la marque est de créer des styles différents selon chaque modèle, pas de créer la 2e version d’un modèle déjà existant, nous confie Anthony Jannarelly. La 2 sera donc complètement différente".
"Le principe de la marque est de créer des styles différents selon chaque modèle, pas de créer la 2e version d’un modèle déjà existant, nous confie Anthony Jannarelly. La 2 sera donc complètement différente". © BFM

Sans électronique, sans ABS, sans ESP, sans direction assistée, la Design One se révèle toutefois très accueillante pour le conducteur.

"Je voulais créer une forme simple de l’automobile, une sensation de mécanique en liaison directe avec la route, mais plus facile d’utilisation au quotidien qu’une ancienne", nous résume Anthony Jannarelly.

C’est tout à fait ça. Toutes les sensations de la route remontent dans la direction (coucou les nids de poule à Paris). Il faut jouer de la boite méca et de l’embrayage en permanence, ce qui permet de faire chanter le V6, avec de très jolies sonorités de retours de gaz. Plus plaisant encore, l’impression d’apprendre en permanence à son volant, de comprendre ses réactions, de progresser sur les trajectoires… le tout en roulant en ville, et en respectant les limitations de vitesse. La Jannarelly apparaît comme un mélange d’ancienne, de supercar, de voiture qui peut aussi faire des trajets quotidiens.

L'intérieur est plus que minimaliste.
L'intérieur est plus que minimaliste. © BFM

"LE" truc en plus: L’habitacle épuré

Trois compteurs, un switch mécanique pour allumer le moteur, de la fibre de carbone, il ne faut pas chercher d’écran dans cette Jannarelly. Le conducteur est là pour tenir le volant, non pour régler la clim via un écran tactile. C’est relaxant. Mais comme le côté geek revient vite au galop, une petite prise USB permet de brancher son smartphone, qui pourra ainsi assurer la fonction de navigateur GPS.

Il faut aujourd’hui patienter entre 10 et 12 mois pour recevoir sa Jannarelly.
Il faut aujourd’hui patienter entre 10 et 12 mois pour recevoir sa Jannarelly. © BFM

"LE" chiffre: 96.000

C’est en euros le prix tout compris de la Design One. Un prix auquel il faut rajouter les 10.000 euros de malus, mais qui inclut la livraison depuis Dubaï, où elle est fabriquée. Si une large palette de couleurs est comprise dans ce tarif, Jannarelly propose un certain nombre d’options. Comptez dans les 10.000 euros pour le hard top, 187 euros pour un volant en bois, ou encore presque 14.000 euros pour une carrosserie 100% en fibre de carbone.

Notre modèle à l’essai: Jannarelly Design One Launch Edition
Pauline Ducamp