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Essai – Honda Jazz, l’autre voiture hybride japonaise

Face à la célèbre Toyota Yaris ou à la nouvelle venue Renault Clio e-Tech, Honda essaie de conserver sa place de pionnier de la technologie hybride avec la nouvelle génération de sa compacte Jazz.

Si le terme hybride fait immédiatement penser à Toyota, d’autres constructeurs généralistes ont aussi des arguments dans ce domaine, en particulier sur le segment B, celui des petites voitures compactes. Alors que Renault lance actuellement sa Clio hybride, Honda commercialise la quatrième génération de Jazz, déclinée comme la précédente en hybride.

"La Honda Jazz est un modèle crucial pour nous car il est historique: en France, plus de 14.000 clients roulent en hybride chez Honda, dont plus de 6000 en Jazz hybride sur l’ancienne génération, nous explique Pierre Guignot, directeur de la division Automobile chez Honda France. Notre positionnement se porte sur une technologie maitrisée, sur la fiabilité Honda, nous lançons le produit avec une garantie moteur jusqu’à 10 ans. Il y a une fiabilité en durée qui se vérifie sur le CR-V hybride".
La Jazz reprend la technologie hybride qui a fait ses preuves sur un autre modèle de la gamme japonaise, le SUV CR-V.
La Jazz reprend la technologie hybride qui a fait ses preuves sur un autre modèle de la gamme japonaise, le SUV CR-V. © Théo Gabilloux

Une technologie éprouvée

Sous le capot, la Jazz reprend en effet la technologie "e:HEV" déjà vu sur ce grand SUV. Elle dispose ainsi d’un moteur thermique certes plus petit que le CR-V, un bloc 1.5 essence i-MMD, et de deux moteurs électriques. Ce système promet une alternance entre modes de conduites hybride, électrique et thermique. Honda annonce une consommation moyenne de 4,6 litres aux 100 (cycle WLTP) sur la Jazz Crosstar, une version plus haute, au look baroudeur, contre 4 litres aux 100 annoncés pour la Clio mais loin de la Yaris qui revendique 3,6 litres.

La Jazz se montre assez économe.
La Jazz se montre assez économe. © Théo Gabilloux

Notre prise en main fût assez courte, difficile donc de se faire un avis tranché. Mais en regardant les données enregistrées par le véhicule, la Jazz Crosstar affiche 4,8 litres aux 100 kilomètres, soit proche des chiffres d’homologation. Avec ce type de modèle, les constructeurs ciblent les petits trajets du quotidien, surtout urbains et périurbains, mais avec des voitures de plus en plus équipées.

Le volant, l'assistant vocal ou encore certaines fonctionnalités d'infotainment sont partagées avec la citadine électrique Honda e.
Le volant, l'assistant vocal ou encore certaines fonctionnalités d'infotainment sont partagées avec la citadine électrique Honda e. © Mathis Fleuret

A quel prix?

Face à Renault et Toyota, Honda a positionné la Jazz sur un créneau simple: peu d’options et deux tarifs, soit 21.090 euros pour la Jazz et 27.090 euros pour la Crosstar. De série, la Jazz dispose de quatre ports USB situés à l’avant et à l’arrière, de l’assistant vocal déjà entendu sur la Honda e et de différentes aides à la conduite (surveillance des angles morts, prévention des collisions, alerte d’un véhicule en approche). La navigation Garmin est aussi de série, tout comme la connexion Carplay et Android Auto.

Sur notre modèle d’essai à 29.539 euros ne se trouvent que 2449 euros d’options, dont 900 euros de peinture métallisée Rouge cristallin bi-ton et 1090 euros de frais de location. Côté finition, le niveau n’est pas celui de la nouvelle Clio, la Jazz offre cependant quelques astuces malines comme un tissu déperlant sur les sièges.

Un tiers des ventes de la Jazz en juin en France a bénéficié de la prime à la conversion.
Un tiers des ventes de la Jazz en juin en France a bénéficié de la prime à la conversion. © Théo Gabilloux

Honda compte bien surfer sur l’engouement pour les hybrides enregistré ces dernières semaines. Si elle ne bénéficie pas du bonus pour les hybrides rechargeables, la nouvelle Jazz estampillée Crit’Air 1 peut être éligible à la prime à la conversion, à condition de mettre une vieille voiture au rebut. Depuis l’ouverture des commandes le mois dernier, 400 Jazz ont trouvé preneur.

Par Pauline Ducamp, Théo Gabilloux et Essia Lakhoua