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Ce qu'il faut savoir avant d’acheter son premier scooter électrique

Les scooters électriques sont soumis à des réglementations strictes en termes de permis et d'équipements de sécurité. Cet investissement, qui peut dépasser 10.000 euros, peut être appuyé par des aides financières.

Avec l'annonce de la mairie de Paris qui compte rendre payant le stationnement des deux roues motorisés thermiques dès 2022, les conducteurs de scooters et motos pourraient bien se tourner vers l'électrique, exempté de redevance de parking.

De quelles aides peuvent bénéficier ces nouveaux propriétaires pour financer leur achat? Quel permis est nécessaire selon la puissance des différente catégories de deux-roues? Voici quelques conseils pour ceux qui réfléchissent à sauter le pas.

• Quel permis?

Pour conduire un scooter électrique de moins de 4 kW (équivalent de 50 cm3), bridé à 45 km/h, il faut avoir au moins 14 ans et être titulaire d’un permis AM (qui remplace le BSR) ou tout autre permis auto ou moto supérieur.

Pour un scooter électrique de moins de 11 kW (équivalent 125 cm3), il faut avoir plus de 18 ans et le permis A1 est nécessaire. Il s’obtient avec un permis B (voiture) + une formation spécifique de 7 heures (à partir de 200 euros).

Enfin, un scooter électrique entre 11kW et 35 kW (maxi-scooters) demande le permis A2. Il faut alors avoir plus de 18 ans.

Notons que quelle que soit leur catégorie, les scooters électriques sont immatriculés et nécessitent donc d'être assurés. Comme les modèles thermiques.

• Les aides à l'achat

Pour les deux-roues électriques (scooters ou cyclo) d'une puissance supérieure ou égale à 3 kilowatts, le montant de ce bonus est de 250 euros par kwh d'énergie de la batterie, sans être au total supérieur à 27% du prix d'acquisition et sans dépasser 900 euros.

Pour les scooters d'une puissance inférieure à 3 kilowatts, le montant de l'aide est fixé à 20% du coût d'acquisition toutes taxes comprises, soit 100 euros maximum.

Attention, ce dispositif exclut les engins fonctionnant avec des batteries au plomb.

Ce bonus peut aussi être cumulé à d'autres aides comme la prime à la conversion, lorsqu'on met à la casse un vieux véhicule, ou des aides accordées localement dans certains territoires.

• Les équipements de protection

Les équipements de protection obligatoires sont les mêmes que pour les deux ou trois roues motorisés thermiquement. Il faudra un casque (intégral, modulable ou jet) homologué et des gants certifiés CE. A défaut, le pilote et le passager pourront être pénalisés d'une amende de 135 euros, soit le prix d'un casque et d'une paire de gants en premier prix. Le pilote pourra en plus avoir un retrait d'un point sur son permis.

Un blouson avec protections et des chaussures montantes ne sont pas obligatoires mais fortement conseillés par la Sécurité routière ou les compagnies d'assurance.

• Le budget

Les tarifs démarrent à moins de 2000 euros pour les modèles de 3 kW maximum pour atteindre environ 15.000 euros pour les modèles les plus puissants. Entre les deux, le choix est vaste avec plus d'une dizaine de constructeurs. Certains sont historiques comme Peugeot, Vespa, Kymco ou BMW, d'autres sont de nouveaux venus. Selon son budget, il faudra choisir celui qui offre une autonomie adaptée à ses trajets.

Point crucial: le système de recharge. Les modèles avec batteries amovibles pourront se recharger chez soi sur une prise d'électricité classique. Pour les autres, les choses peuvent devenir compliquées pour les citadins vivant en appartement. Ils devront trouver une station de recharge ou prendre une place de parking équipée, ce qui fera grimper les coûts.

Pascal Samama
https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco