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Pourquoi Facebook ne veut pas censurer les publications de Trump masquées par Twitter

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook.

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook. - Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Mark Zuckerberg a publié un message expliquant les choix de modération de sa plateforme, après que Twitter a signalé un contenu du président américain pour “glorification de la violence”.

Facebook ne s'immiscera pas dans la guerre qui oppose Donald Trump et Twitter depuis plusieurs jours. Alors que le dirigeant est furieux d’avoir vu certaines de ses publications, dans lesquelles il évoquait des potentiels tirs contre des pilleurs à Minneapolis, masquées par Twitter, Mark Zuckerberg s’est expliqué sur la politique de Facebook concernant les publications sur président américain. A ses yeux, elles ne vont pas à l’encontre de la politique générale de sa plateforme, et n’ont donc pas vocation à être sanctionnées par ses équipes de modération.

“Je sais que beaucoup de gens nous en veulent de ne pas avoir modéré les publications du Président, mais nous pensons que nous devons permettre toute expression tant qu’elle n’implique pas de risque imminent” a expliqué Mark Zuckerberg.

Facebook tacle Twitter

“Nous avons examiné attentivement la publication évoquant les manifestations dans le Minnesota afin d’évaluer si elle respectait nos conditions d’utilisations. [...] Nous avons décidé de la laisser en ligne car nous avons considéré que les références à la Garde nationale sont un avertissement à lier à une action publique, et nous pensons que les gens doivent savoir si le gouvernement prévoit d’utiliser la force” a affirmé le fondateur du réseau social.
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“En cas de difficultés, nous reprendrons le contrôle mais si des pillages commencent, alors les tirs aussi” avait prévenu - sur Twitter et sur Facebook - Donald Trump ce 29 mai, avant de voir son tweet estampillé d’un avertissement évoquant “une glorification de la violence”. Masqué par défaut, il peut néanmoins être lu par les internautes qui choisissent de l’activer. Une politique spécifique à Twitter, qui choisit de ne pas supprimer certains contenus, y compris s’ils contreviennent à ses règles, dès lors qu’ils constituent une information “d’intérêt public”.

Dans son message, Mark Zuckerberg en profite pour tacler cette stratégie: “A la différence de Twitter, nous n’avons pas pour politique d’afficher un avertissement sur les publications pouvant inciter à la violence car nous estimons que si une publication incite à la violence, elle doit être retirée, y compris si elle constitue une information, et même si elle émane d’une personnalité politique.”
https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech