BFM Tech

Mise en avant des sites négationnistes : la réponse timide de Google

-

- - JUSTIN SULLIVAN GETTY IMAGES NORTH AMERICA AFP

Selon certains experts, Google aurait procédé à un changement de son algorithme pour donner moins de visibilité aux sites qui diffusent des thèses négationnistes et suprémacistes. Mais l'effet ne semble pas très concluant.

Google semble vouloir faire le ménage dans ses résultats de recherche, mais sans grand succès. Depuis quelques semaines, le moteur de recherche est épinglé pour favoriser les sites suprémacistes et négationnistes en réponse à certaines requêtes des internautes anglophones. Ainsi, à la question "Est-ce que l'Holocauste a existé", Google affichait le site négationniste Stormfront.org en première position, avec une page intitulée "Les 10 raisons pour lesquelles l'Holocauste n'a jamais existé".

Interrogée par Digital Trends, la firme américaine explique avoir récemment procédé à des changements dans son algorithme, afin de privilégier "les contenus crédible et de haute qualité", sans plus de précisions. Ce que vient confirmer le site spécialisé Search Engine Land, qui a bien observé la disparation du site négationniste, tout au moins de la première page des résultats.

Mais ces modifications algorithmiques, dont on en connait pas les tenants et aboutissants, semblent avoir eu un effet limité. Quelques recherches effectuées à l'aide d'une connexion VPN montrent qu'à l'heure actuelle le site Stormfront figure à nouveau sur la première page de la version américaine du moteur de recherche, même s'il n'occupe plus la première position. Sur Google Canada et Google UK, en revanche, ce site est toujours en tête lorsqu'on effectue ce type de requête.

-
- © -
-
- © -
-
- © -

Auprès du magazine Fortune, le géant du web avait souligné qu'il n'avait pas l’intention de retirer des contenus de ses résultats de recherche sauf dans certains cas précis "comme la présence de contenus illégaux, de virus ou de violation de nos directives". Aux Etats-Unis, où la liberté d'expression est un droit absolu, la diffusion de thèses négationnistes ou suprématistes n'est pas interdite, ce qui n'est pas le cas en France.