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L'enceinte connectée d'Amazon utilisée comme "témoin" d'un meurtre?

L'enceinte connectée Amazon Echo Dot

L'enceinte connectée Amazon Echo Dot - Amazon

En Floride, les autorités souhaitent accéder aux enregistrements de l’enceinte connectée d’Amazon pour résoudre une affaire de meurtre.

Âgée de 32 ans, Sylvia Galva Crespo a été tuée d’une balle dans la poitrine en juillet 2019, à son domicile de Hallandale Beach, une petite ville située à une quinzaine de kilomètres de Miami. L’un des principaux suspects n’est autre que son mari, Adam Crespo. D’après les informations du Sun-Sentinel, un quotidien local, repérées par The Guardian, les autorités voudraient faire appel à un précieux témoin: une enceinte connectée Amazon.

L'enceinte connectée Amazon Echo Dot
L'enceinte connectée Amazon Echo Dot © BFMTV.COM

Amazon livre les enregistrements

Le couple utilisait en effet une enceinte Amazon Echo à son domicile. Cette dernière est capable de répondre à des requêtes vocales basiques grâce à Alexa, l’assistant vocal développé par Amazon. Dès lors qu’elle est sollicitée par un utilisateur prononçant le mot-clé “Alexa” (par exemple pour donner la météo, énoncer les dernières informations, ou commander un taxi), un micro s’active. Des enregistrements potentiellement précieux aux yeux des enquêteurs de police, qui pourraient alors identifier le coupable du meurtre.

“Nous pensons que des preuves, comme des enregistrements audio de l’agression de la victime Sylvia Crespo qui s’est produite dans la chambre principale [...], peuvent être retrouvées sur les serveurs utilisés par Amazon” expliquent les autorités dans une déposition. “Nous avons reçu les enregistrements, qui sont en train d’être analysés” complète un porte-parole de la police de Hallandale Beach.

Les géants des nouvelles technologies sont régulièrement sollicités par les enquêteurs lors d’affaires criminelles. Si Amazon semble avoir accepté de communiquer certaines données personnelles, toutes ne souhaitent pas offrir de “portes dérobées” permettant aux autorités d’accéder aux informations de leurs clients. En 2016, un long bras de fer avait ainsi opposé Apple à la police américaine, qui souhaitait déverrouiller l’iPhone de l’auteur d’un attentat terroriste en Californie. Après de longues semaines, le FBI était parvenu à déchiffrer l’appareil sans l’aide de son fabricant.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech