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L'application Zoom prend des mesures pour sécuriser les appels de ses utilisateurs

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- - YouTube (Zoom)

L'application de visioconférence Zoom, dont l'usage a explosé avec le confinement, a annoncé un renforcement de la sécurité de ses appels après une semaine noire, durant laquelle elle a vu sa réputation ternie par une série de scandales.

Zoom tente de redorer son image, après avoir fait l'objet de vives critiques pour des raisons de sécurité. L'usage de cette application de visioconférence a explosé avec le confinement. Mais plusieurs scandales ont terni sa réputation. L'entreprise a annoncé ce jeudi un renforcement de la sécurité de ses appels.

Avec cette mise à jour, les animateurs d'une visioconférence sur Zoom disposent désormais d'une fonction "Security", qui permet rapidement d'évincer des participants, de limiter leur nombre, de les mettre en attente, ou d'éviter qu'ils ne partagent des contenus.

L'identifiant des conversations est désormais masqué, pour empêcher des importuns de s'y inviter. L'installation d'un mot de passe est aussi proposée par défaut.

Mettre fin au "Zoom Bombing" 

Ces mesures font suite à une vague de "Zoom Bombing" qui a accompagné l'expansion éclair de l'application californienne. Des soutenances de thèse, des cours ou des cérémonies religieuses transmises via Zoom ont été perturbés par des participants pirates, diffusant des images pornographiques ou des propos menaçants.

Des entreprises et organisations, comme la Croix-Rouge, recommandent désormais à leurs employés de ne pas s'en servir. En France, la direction interministérielle du numérique "déconseille fortement" son usage aux fonctionnaires. Le géant Google l'a également déconseillé à ses salariés, selon la presse spécialisée, tout comme SpaceX, la NASA et le Sénat américain, d'après le Financial Times. A New York, plusieurs établissements scolaires ont demandé aux professeurs de ne plus l'utiliser. 

Les procureurs d'au moins trois Etats américains (Connecticut, New York et Floride) enquêtent sur les pratiques de l'entreprise en termes de protection de la vie privée et de la sécurité. Le média américain Vice a en outre révélé que l'application fournissait des données personnelles à des tiers, comme Facebook. 

"Nous avions besoin d'un outil tiers pour gérer nos paiements en ligne", mais "vendre des données personnelles n'a jamais fait partie de notre business model", a précisé le fondateur et président de Zoom, Eric Yuan, mercredi. 

Eric Yuan animait sa première session de questions/réponses, qu'il veut hebdomadaire, pour tenter de sortir de cette crise. Il a insisté, lors de cette opération de communication, sur "l'engagement de Zoom à aider ses utilisateurs à rester connectés pendant cette période de crise sanitaire", ainsi que sur ses "efforts pour renforcer le niveau de protection de la vie privée et la sécurité de ses utilisateurs".

L'application a également suspendu la possibilité de partager des fichiers, a précisé son PDG. "Nous concentrons tous nos moyens sur l'analyse du moindre coin, de la moindre ligne de code, de la moindre fonctionnalité, pour vérifier qu'il n'y a pas de problème de sécurité ou de respect de la vie privée, et nous avons trouvé une faille potentielle dans le partage de fichiers", a expliqué Eric Yuan.

P.D avec AFP