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Filippetti met en garde Google, après "ses menaces"

Menacé d'une taxe, Google envisage de ne plus référencer les médias français

Menacé d'une taxe, Google envisage de ne plus référencer les médias français - -

Menacé d'une taxe, Google envisage de ne plus référencer les médias français. La ministre de la Culture se braque.

"Ce n'est pas avec des menaces qu'on traite avec un gouvernement démocratiquement élu". Jeudi, Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication, a mis en garde Google, suite un courrier de la firme américaine à l'exécutif français.

Dans ce texte, le géant de l'internet menace le gouvernement, de ne plus référencer les médias français s'il devait s'acquitter d'une taxe voulue par les éditeurs de presse.

>> Lire en détail les reproches de Google

"Je suis un peu surprise par le ton de cette correspondance, qui s'apparente à une menace", déplore ainsi la ministre, qui reste favorable à la mise en place de cette taxe.

"Aujourd'hui, des sites qui agrègent des contenus comme Google utilisent aussi la notoriété des éditeurs de presse, ainsi que ce qu'ils produisent. Il est donc légitime que les éditeurs de presse s'interrogent sur la manière dont il faut faire participer ceux qui diffusent leur contenu à leur financement", insiste Aurélie Filippetti.

Google a rendez-vous vendredi à Bercy

Le cabinet de la ministre chargée de l'Economie numérique, Fleur Pellerin, recevra vendredi des représentants de Google France sur ce projet de taxation des moteurs de recherche et les recommandations de la Cnil en matière de confidentialité, a indiqué un de ses porte-parole.

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Par ailleurs, dans la soirée, l'action Google a été suspendue en bourse par le Nasdaq. Le géant de l'internet fait, ici, les frais de résultats financiers décevants. Son action dévissait sur les marchés qui ont décidé de limiter la casse. La journée a été longue pour Google.

>> L'action Google suspendue par le Nasdaq