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Attentat à Istanbul: le gouvernement bloque les réseaux sociaux

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Le gouvernement turc a restreint l'accès aux réseaux sociaux, officiellement pour éviter de créer un état de panique généralisée.

Alors que Facebook a activé dans la nuit, pour la neuvième fois depuis le début de cette année 2016, le "Safety Check" afin de permettre aux internautes se trouvant à Istanbul d’indiquer à leurs amis qu’ils sont sains et saufs, le gouvernement turc a bloqué les réseaux sociaux dans tout le pays.

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De fait, de nombreux utilisateurs de Twitter ou de Facebook constaté des ralentissements voire l’impossibilité d’accéder par les canaux habituels aux différents sites sociaux. La plupart ont eu recours à un VPN pour pouvoir communiquer.

Des précédents

L’ordre, en provenance du bureau du Premier ministre turc, a été diffusé hier soir rapidement après les événements via le site Web de l’agence d’Etat régulant la radio et la télévision, indique le blog Vocativ. Le texte évoque une question de "sécurité nationale et d’ordre publique" et interdit le partage de tout visuel du moment de l’explosion, des lieux, des services d’urgence au travail de personnes mortes ou blessées et de tout "récit exagéré" des événements. Il interdit également la diffusion d’informations concernant les suspects.

Moins d’une heure après, un tribunal stanbouliote a même étendu cette interdiction "à toutes les informations, interviews et photos concernant l’incident" (sic) et indique qu’elle s’applique "à tous les médias écrits, numériques et aux réseaux sociaux".

Les autorités turques procèdent régulièrement à des blocages ou à des ralentissements volontaires d’Internet après des attentats. Ainsi en 2015, la diffusion de photos de la prise d'otage et de la mort d'un procureur ont déjà entraîné un blocage des réseaux sociaux et les clichés d'une attaque suicide de l'Etat islamique dans la ville de Suruç ont eux aussi été censurés.