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Atlas, le robot humanoïde de Google, a appris à marcher comme un équilibriste

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Avancer sur un terrain accidenté et un sol irrégulier, rien de plus simple pour un humain. Mais les robots bipèdes qui savent se tenir en équilibre depuis assez peu de temps avaient encore ce cap à franchir et l’un d’eux vient d’y parvenir.

Boston Dynamics, l’encombrante division robotique de Google, produit quelques-uns des robots les plus impressionnants et inquiétants qui soient. Qu’il s’agisse de ses chiens robots ou d’Atlas, un humanoïde d’un mètre soixante-quinze pour 82 Kg.

Des modèles de ce dernier ont été fournis à différentes universités américaines, et c’est l’université de Floride, via son Institute for Human & Machine Cognition (l’IHMC, soit l’Institut pour la connaissance de l’homme et de la machine) qui vient de faire à nouveau parler de lui.

En septembre dernier, l’IHMC arrivait à faire tenir son Atlas en équilibre sur la tranche d’une planchette pendant plus de 20 secondes, grâce à une amélioration des algorithmes gérant les moteurs de ses articulations et ses capteurs. Aujourd’hui, c’est l’étape suivante, la marche en équilibre sur des objets non plan et trop étroits ou inclinés pour permettre à toute la surface du pied d’être posée.

Pensez à des pierres irrégulières qui émergent d’un ruisseau et en permettent la traversée par petits pas et petits bonds et vous aurez une idée assez exacte de ce à quoi est confronté Atlas.

Avec la lenteur consommée de l’apprenti équilibriste, Atlas pose son pied sur chaque élément et cherche son équilibre, en réalisant qu’il lui faut trouver un appui suffisamment stable sur une partie réduite de son « pied ». Il doit ensuite se dépêcher d’avancer son autre pied pour trouver un appui et maintenir son équilibre. Autant de chose que les humains apprennent peu à peu et petit à petit, parfois en rentrant à la maison, trempés de la tête aux pieds, mais qui requière un travail colossal pour un robot et ses concepteurs.

Les ingénieurs de l’IHMC ont développé un nouvel algorithme pour réussir cet exploit. Il permet au robot Atlas de maintenir son équilibre et de tester dynamiquement le sol sur lequel il s’apprête à prendre appui et d’ajuster la position de son pied, la répartition de son poids afin d’éviter de tomber, comme vous le feriez.

Pour l’heure, Atlas réalise ces différentes étapes bien plus lentement qu’un humain. Mais on ne peut toutefois s’empêcher de penser qu’un jour il marchera dans nos pas et courra sans problème quel que soit le terrain à fouler.