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Voici à quoi pourraient ressembler les taxis volants d'Uber

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- - Bell Helicopter

CES 2019 - L’un des partenaires d’Uber a dévoilé le design d’un appareil électrique, à mi-chemin entre le drone et l’hélicoptère.

Rien n’est trop excentrique pour décongestionner les villes et en améliorer la circulation. La solution d’Uber ? Intégrer à son application de réservation de véhicules des taxis volants. L’entreprise californienne vise un premier test de tels appareils à Dallas et à Dubaï, dès 2020. Ce 7 janvier, à l’occasion du CES de Las Vegas, l’un de ses partenaires a dévoilé une ébauche de « VTOL » électrique, à savoir un appareil à même de décoller et d’atterrir de façon verticale.

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- © Bell Helicopter

Le taxi aérien présenté, qui porte le nom de « Bell Nexus », est un compromis entre un hélicoptère et un grand drone. Cinq personnes peuvent y prendre place, avec une capacité maximum de 272 kilos. Pour construire cet appareil, Bell, qui dirige la conception, le développement et la production des systèmes de décollage et atterrissage verticaux, s’est entre autres entouré de Safran, EPS et Thales. Ces derniers conçoivent respectivement les systèmes de propulsion, de stockage d’énergie et les logiciels de vol.

Entre 240 et 320 km/h

Dans le cadre de son projet de taxis volants baptisé Uber Elevate, la firme s’en remet à une logique de partenariat. L’entreprise ne dispose pas de ses propres véhicules et collabore avec des groupes industriels, la Nasa et l'armée américaine. Les véhicules développés pour Uber devront être électriques, capables de voler entre 240 et 320 km/h et entre 300 et 600 mètres d’altitude. Ils devront également être silencieux pour ne pas gêner la population, avoir une autonomie minimum de 96 km, et enfin, être en mesure de transporter deux à quatre passagers.

Au printemps dernier, l’entreprise américaine avait réaffirmé son objectif de lancer des vols commerciaux en 2023. L’idée est publiquement sur les rails depuis fin 2016. Après la phase de test, Dallas et Los Angeles ont été désignées comme premières villes à bénéficier de ces taxis aériens.

Elsa Trujillo, depuis Las Vegas