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Uber manipule-t-il les temps d’arrivée de ses VTC?

Travis Kalanick, PDG d'Uber

Travis Kalanick, PDG d'Uber - Heisenberg Media (Creative Commons)

Le temps d'arrivée estimé d'un VTC Uber n'est pas toujours le même avant et après confirmation de la course, ce qui énerve certains utilisateurs. Le PDG Travis Kalanick explique pourquoi.

Sur le web, une nouvelle polémique fait rage à propos d’Uber. Elle a démarré par un article publié par le New York Times, dans lequel un utilisateur se plaint d’une différence dans le temps d’arrivée du VTC avant et après confirmation de la course. En effet, l’application Uber affiche, lorsqu’on est géolocalisé, une estimation du temps d’arrivée des VTC à la ronde. "E-lle montre systématiquement une série de voitures à proximité avec des temps d'arrivée de une à trois minutes. Mais lorsque la course est confirmée, le temps estimé double ou triple. "On passe de deux à six minutes", peut-on lire dans le journal américain. D'où vient cette différence? Uber sous-estimerait-il volontairement les temps d'arrivée pour inciter les clients à passer commande?

Sur Twitter, cette question a provoqué un débat entre investisseurs, utilisateurs et VTCistes. Une fois n'est pas coutume, Travis Kalanick, le PDG d'Uber, est intervenu dans ce débat avec une rafale de tweets pour éteindre cette polémique qui, visiblement, l'embête. Il explique, ainsi, que la voiture commandée ne fait pas forcément partie de la série de voitures affichées à l'écran initialement, soit parce que celles-ci ont refusé la requête, soit parce qu'elles ont accepté une autre commande entretemps. "Si vous êtes en zone résidentielle et que le conducteur le plus proche n'accepte pas la requête, le prochain conducteur le plus proche sera plus loin", souligne le PDG. Il ajoute, par ailleurs, que le temps d'arrivée réel des VTC Uber est autour de trois minutes dans la plupart des grandes villes.

Pour Dan Primack, journaliste pour le magazine Fortune, cette différence dans les estimations pose néanmoins un problème pour Uber qui pourrait se faire damer le pion par un compétiteur capable de proposer de meilleures estimations. Pour Jason Calacanis, actionnaire d'Uber, ces différences temporelles ne sont pas graves. Ceux qui s'en plaignent aurait "un problème de riche" ("first world problem").

Signalons enfin que, selon BGR.com, l'affichage des voitures dans l'application Uber n'est pas à prendre au pied de la lettre. Il n'est ni exhaustif, ni vraiment exact au niveau de la localisation. C'est plus un effet visuel qui montre qu'il existe des VTC à proximité.