BFM Tech

La Google Car est presque prête à conquérir le monde

-

- - Google

La Google Car n'est plus une idée folle mais une voiture en passe d'entrer dans notre quotidien. Mais pour ça, il va aussi falloir que la législation s'adapte à ce nouveau moyen de transport.

Cela fait sept ans que Google travaille à sa voiture autonome. Au point que l’on pouvait se demander quand elle serait prête. Eh bien ce sera pour bientôt. Astro Teller, le patron du laboratoire de recherche de la firme de Mountain View (le fameux laboratoire X connu avant la réorganisation de Google), a en effet annoncé que la Google Car allait "sous peu sortir diplômée de X".

C’est à l’occasion d’un reportage tourné par la chaîne américaine NBC que le responsable a fait cette déclaration. Une manière imagée de dire que la Google Car est passée du stade d’idée folle à une réalité pleinement opérationnelle qui va pouvoir exister au niveau commercial.

Le projet Google Car démarre en 2009 sous l’égide de Sebastian Thrun, qui était également directeur du Stanford Artificial Intelligence Laboratory et co-inventeur de l’appli Google Street View. Il sera plus tard remplacé par Chris Urmson. Pour ce projet, deux types de véhicules sont testés : des voitures de série modifiées avec des technologies de conduite autonome et la Google Car, une petite voiture autonome électrique, conçue entièrement par Google. Celle-ci ne comporte ni volant, ni accélérateur, ni frein. 

Ce véhicule deux places est officiellement présenté en 2014. Il est en premier lieu destiné aux personnes à mobilité réduite.

Aujourd’hui, les prototypes de voitures autonomes de Google ont parcouru près de 2,4 millions de kilomètres et un seul accident engageant la responsabilité d’une Google Car est à déplorer. 

Une législation à créer

Mais avant un déploiement commercial de grande envergure, les Google Cars pourraient servir à transporter des étudiants sur les campus universitaires. En limitant ainsi la zone de circulation de ses voitures, l’entreprise pourrait – une fois pour toute – montrer que leur circulation se fait sans danger et faire accélérer la révision des lois et règlements pour leur permettre de rouler sur toutes les routes américaines, puis dans le monde. Astro Teller a ainsi indiqué à NBC que l’entreprise avait entamé des discussions avec les autorités en charge de ces dossiers.

Chris Urmson a rencontré en mars dernier des responsables du département des Transports pour plaider en faveur des véhicules autonomes et d’une régulation mesurée pour que cette nouvelle façon de se déplacer puisse se développer. Il a également insisté sur le fait que les "gens ne pouvant actuellement pas conduire devraient pouvoir bénéficier de ce progrès technologique" alors que les autorités sont plus enclines à imposer la présence d’un "conducteur" dans le véhicule pour reprendre la main en cas de défaillance. Il a enfin expliqué que les lois sur-mesure proposées par 15 Etats différents risquaient de se transformer en casse-tête pour les constructeurs.

Mais ces sujets ne devront pas être abordés qu’aux Etats-Unis. Les mêmes discussions devront avoir lieu dans tous les pays. Autant dire qu’il va se passer encore quelques années avant de voir des Google Cars envahir les rues de New York, Londres ou Paris…