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La fusée de Jeff Bezos se pose pour la deuxième fois après un vol réussi

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Jeff Bezos est en train de réussir son pari de concevoir une fusée réutilisable. Le lanceur et la capsule New Shepard ont en effet effectué un deuxième vol et sont revenus intacts sur Terre.

C’est un double exploit que vient de réussir Blue Origin, la société de Jeff Bezos également patron d’Amazon, en ce mois de janvier 2016. Elle a réussi à faire atterrir la fusée de sa sonde New Shepard sur Terre en excellent état, fusée qui avait déjà été utilisée en novembre dernier pour un essai similaire. L’objectif, qui vise à créer une fusée réutilisable pour faire baisser le coût des vols spatiaux, est donc en passe d’être atteint. Comme il se doit, dans la petite guerre médiatique qu'il se livre avec Elon Musk, patron de Space X, le patron milliardaire a partagé sa satisfaction sur Twitter.

Le lanceur, qui avait dépassé la ligne de Karman (100 km au-dessus de la surface de la Terre) en novembre, a atteint cette fois son apogée à 101,7 km et est revenu sur Terre avec sa capsule, précise Jeff Bezos sur le site de Blue Origin, vidéo à l'appui.

Les données récoltées lors du premier vol ont été très utiles pour préparer ce nouveau voyage et ont permis d’effectuer plusieurs changements et améliorations logicielles pour optimiser les performances du lanceur. Ainsi la priorité est maintenant donnée au comportement de l’engin lors de sa descente (adaptation aux vents en basse altitude par exemple) pour le faire atterrir intact dans la zone et plus forcément en plein milieu de cette dernière. Autrement dit, pas question de donner un "coup de volant" au dernier moment pour atteindre le mille.

Jeff Bezos poursuit en expliquant que si Blue Origin a fait le choix de l’atterrissage vertical plutôt que l’utilisation de parachutes ou d’ailes, c’est parce qu’il est le plus adapté aux grandes fusées qui devront transporter "les millions de personnes qui vivront et travailleront dans l’espace".

Cette année, l’entreprise entamera les essais de la quatrième version de son moteur de propulsion hydrogène et gaz naturel liquéfié qui permet de ralentir la vitesse durant les derniers kilomètres. Elle fera de nouveaux tests de vols… et bien sûr d’atterrissage de sa fusée.