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Les commentaires haineux en léger recul sur Facebook

La haine en ligne en légère baisse

La haine en ligne en légère baisse - Sous licence Creative Commons CC0

Selon une enquête de Netino By WebHelp révélée par le JDD, 12,4% des commentaires rédigés sous les publications Facebook de 25 grands médias français étaient à caractère haineux ou agressif au deuxième trimestre, soit une légère baisse de 1,9%.

Les commentaires haineux ont été moins nombreux sur Internet au deuxième semestre. C’est en tout cas la conclusion de la société de modération Netino By WebHelp qui a analysé 15.000 commentaires rédigés sous les publications Facebook de 25 grands médias français, dont fait partie BFMTV. 

Selon cette enquête révélée par le JDD, 12,4% des commentaires examinés étaient à caractère agressif ou haineux. C’est moins qu’au premier trimestre (14,3%), mais plus que début 2018 (10,8%).

Une actualité plus "clémente"

Il faut dire que l’actualité s’est révélée moins clivante au deuxième trimestre, marqué notamment par l’incendie de Notre-Dame et la Coupe du monde féminine. "Début 2019, il y eu le dîner du Crif en février, la polémique autour du hijab de Decathlon puis, mi-mars, l’attentat de Christchurch. Mais au 2e trimestre, l’actualité fut plus clémente", explique au JDD Jeremie Mani, PDG de Netino By Webhelp.

À noter par ailleurs que le mouvement des gilets jaunes qui concentrait 5% des commentaires haineux en début d’année n’est plus autant attaqué en raison de son essoufflement.

Une loi pour lutter contre la haine en ligne

Les personnalités politiques restent les principales cibles des avec plus de 21 commentaires haineux sur 1000 qui les concernent. Le JDD souligne également que les "insultes liées à l’origine" ainsi que les "propos haineux adressés à des internautes jugés sous-éduqués, en raison notamment de fautes d’orthographe", sont en hausse.

Pour lutter contre la haine en ligne, l’Assemblée nationale a adopté le 9 juillet une loi qui impose un délai de 24 heures aux plateformes et moteurs de recherche pour retirer les contenus "manifestement" illicites sous peine d’être condamnés à des amendes allant jusqu’à 1,25 million d’euros.

Paul Louis