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Instagram va laisser les utilisateurs choisir à quel point ils veulent voir des "contenus sensibles"

Les utilisateurs d'Instagram vont pouvoir choisir s'ils veulent "autoriser", "limiter" ou "limiter encore plus" les contenus "sensibles" susceptibles d'apparaître sur leur fil d'actualité.

Les contenus potentiellement choquants, vous en voulez un peu, beaucoup, ou pas du tout, sur Instagram? Le réseau social a ajouté mardi un curseur pour permettre aux utilisateurs de limiter l'apparition d'images dites "sensibles" sur leur fil.

Ils auront désormais le choix entre "autoriser", "limiter" (l'option cochée par défaut) et "limiter encore plus" les photos et vidéos qui peuvent "perturber ou offenser". Les jeunes de moins de 18 ans n'auront pas accès à l'option "autoriser".

"Nous reconnaissons que chaque personne a des préférences différentes en termes de ce qu'elle veut voir dans Explore (le fil général, ndlr), et ce contrôle donnera plus de choix aux gens", a expliqué, dans un communiqué, Facebook, la maison mère de la très populaire application.

Des contenus autorisés mais jugés "tendancieux"

Les contenus "sensibles", chez Instagram, concernent principalement la violence et les allusions sexuelles. Son règlement interdit notamment la nudité - les utilisateurs n'ont pas le droit de montrer certaines parties du corps, sauf exceptions, comme l'allaitement ou les oeuvres d'art.

Ce curseur doit permettre aux utilisateurs, s'ils le souhaitent, de voir encore moins de contenus autorisés mais considérés comme tendancieux par l'appli.

"Nous avions déjà commencé à avancer dans cette direction avec des outils, comme la possibilité de désactiver les commentaires ou celle d'empêcher quelqu'un d'interagir avec vous sur Instagram", rappelle la plateforme.

Il y a quatre ans, elle avait aussi ajouté un filtre flou sur les contenus "sensibles", avec un avertissement qui laisse le choix à l'utilisateur de voir l'image ou pas.

Mais la pression reste toujours aussi forte sur les réseaux sociaux, qui cherchent à la fois à faciliter l'expression libre de leurs utilisateurs et créateurs, tout en répondant aux inquiétudes de la société sur l'utilisation des plateformes à des fins mal intentionnées, du harcèlement en ligne à la désinformation.

P.D. avec AFP