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Coronavirus: voici les cinq arnaques en ligne les plus répandues

Entre utilisation massive d’Internet et peur du coronavirus, les internautes français sont plus que jamais visés par de nombreuses arnaques sur le Web.

La pandémie mondiale de coronavirus n’a pas convaincu les hackers et/ou escrocs de renoncer à arnaquer les internautes, qu’il s’agisse d’entreprises ou de particuliers. Pour dérober des sommes potentiellement importantes, les méthodes utilisées sont variées, faisant appel à la peur de la maladie, la volonté de respecter la loi, ou encore la solidarité. La situation a récemment conduit la DGCCRF, en charge de la répression des fraudes, à mettre en ligne une page dédiée. Voici la liste des arnaques les plus répandues ces derniers jours.

1 - Le faux mail officiel

Tous les internautes ont un jour ou l’autre été confrontés au phishing (ou hameçonnage), un mail reprenant les codes visuels d’une institution publique - comme les centres des impôts ou l'Organisation mondiale de la santé - ou privée - comme sa banque ou son opérateur téléphonique. Le but étant d’inciter la victime à cliquer sur un lien, en lui promettant par exemple un remboursement. Dans la majorité des cas, elle est redirigée vers un site comportant un formulaire destiné à collecter des données personnelles.

En cette période de coronavirus, plusieurs types d’arnaques ont été rapportées. Certaines mettent en avant un faux site officiel de prévention contre la maladie, quand d’autres se font passer pour le service des ressources humaines de son employeur, ou promettent de verser une “prime de confinement” - qui n’existe pas. A chaque fois dans le but de mettre la main sur des données sensibles, souvent liées à sa carte bancaire. En cas de doute sur le contenu d’un mail, il est fortement déconseillé de cliquer sur le lien qui y est affiché. Il faut par ailleurs toujours vérifier que l’adresse URL d’un site Web soit la bonne, à la lettre près. 

2 - Les faux masques

Face à la pénurie de masques, de nombreux internautes ont bon espoir d’en trouver sur Internet. Une quête qui donne des idées à de nombreux escrocs. En quelques jours, une nuée de sites douteux sont apparus, proposant des masques chirurgicaux ou FFP2 à prix d’or, dont la promotion est parfois assurée par des influenceurs peu scrupuleux sur Instagram ou Snapchat.

Alors que les masques doivent principalement être réservés aux professionnels de santé, il est fortement déconseillé de passer commande sur des sites qui ne disposent ni de numéro SIRET, de numéro de téléphone, ou même de conditions générales de vente en bonne et dûe forme. Ces derniers jours, le député Eric Bothorel alertait sur le site Ma Petite Pharmacie, pourtant affiché en première position sur Google Shopping lorsque l’on recherche les termes “gel hydroalcoolique”.

3 - Le faux médicament

Selon le site de la DGCCRF, les faux traitements contre le coronavirus font partie des escroqueries les plus répandues ces derniers jours, avec plusieurs exemples cités. Sont notamment évoquées les promotions pour des vaccins, des produits dits “naturels” - dont l’efficacité n’a pas été prouvée - tels que des compléments alimentaires ou des huiles essentielles, voire des promesses de dépistage. Les autorités rappellent que la vente en ligne de paracétamol (Doliprane, Efferalgan) est suspendue, et que toute offre est de fait frauduleuse.

4 - La fausse attestation

Indispensable pour tout déplacement, l’attestation dérogatoire est disponible gratuitement sur le site officiel du ministère de l’Intérieur, dans plusieurs formats. Malgré cela, certains sites proposent d’en générer, en incitant les internautes à partager leurs données personnelles indispensables pour les compléter (nom, adresse et date de naissance). Autant d’informations qui pourraient par la suite permettre de pirater certains de leurs comptes. Il est donc préférable de se limiter au site gouvernemental pour imprimer son attestation, ou de l’écrire sur papier libre.

5 - La fausse cagnotte

Pour lutter contre la propagation du coronavirus, plusieurs institution ont fait appel à la générosité des Français pour récolter de l’argent, par exemple en passant par Facebook. Si de telles opérations peuvent être parfaitement légitimes, des escrocs misent sur cet élan de solidarité pour dérober de l’argent, en créant de fausses cagnottes. Qu’elles concernent des hôpitaux ou des commerçants en difficulté, des dizaines de cagnottes en lien avec le terme “covid” ont été créées à ce jour sur la plateforme Leetchi. Avant de donner pour un établissement, il est indispensable de s’assurer de l’authenticité de l’opération, par exemple en se rendant sur son site Web.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech