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40% des élèves de primaire sont inscrits sur les réseaux sociaux

Un enfant utilisant un smartphone.

Un enfant utilisant un smartphone. - Tang Chhin Sothy - AFP

Une étude YouGov révèle que les réseaux sociaux, traditionnellement prisés par les 18-25 ans sont également peuplés par un public très jeune. Pourtant, ces réseaux sont officiellement interdits aux moins de 13 ans.

Les réseaux sociaux semblent conquérir un public de plus en plus jeune. Selon une étude de YouGov réalisée pour InfoBip, 40% des 652 enfants interrogés nés en ou après 2010 auraient un compte sur au moins un réseau social.

Les plus prisés sont, sans surprise, Instagram, Snapchat, et TikTok, trois applications dédiées au partage de photos ou vidéos et qui cumulent des milliards de téléchargements. Les chiffres de YouGov précisent même que 18% des 6-7 ans auraient déjà un compte sur l'une de ces plateformes, ainsi que 41% des 8-11 ans.

La présence de très jeunes utilisateurs a poussé ces entreprises à renforcer, plus ou moins efficacement, leur protection. Ces trois réseaux ont par exemple interdit les inscriptions aux moins de 13 ans, une mesure efficace sur le papier, mais qui peine à être respectée. Instagram empêche les mineurs de recevoir des messages privés provenant d'adultes inconnus, et met, par défaut lors de leur inscription, leur compte en "privé".

Les plus jeunes utilisateurs sont exposés

De nombreuses associations de protection de l'enfance alarment régulièrement ces entreprises sur les dangers qu'elles peuvent représenter pour un jeune public. Les griefs sont nombreux. On trouve par exemple les challenges, des défis parfois dangereux partagés par des milliers d'utilisateurs - le dernier notable en date étant le Milk Crate Challenge, qui consiste à empiler des palettes en plastique et de les escalader.

Mais la question de l'apparence et du bien-être est également sujet à débat sur des réseaux comme Instagram. L'impact des réseaux sociaux sur les troubles du comportement alimentaire, par exemple, a déjà été de nombreuses fois démontré. Enfin, les réseaux sociaux sont également parfois le repaire de prédateurs sexuels, qui profite du manque d'attention de ces plateformes pour attirer de jeunes victimes.

Victoria Beurnez