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Givors: visé par des insultes racistes et des menaces de mort, le maire porte plainte

Le maire de Givors Mohamed Boudjellaba a porté plainte après avoir reçu des insultes et menaces de mort dans un courrier.

Le maire de Givors Mohamed Boudjellaba (divers Gauche/EELV) a révélé samedi sur Twitter avoir été la cible de propos racistes et de menaces de mort. "Allez fous le camp bougnoule si tu ne veux pas brûler comme 1 merguez" ou encore "Tu sais comment ça fait une bombe dans une habitation, ça fait boum" peut-on notamment lire dans ce courrier de 4 pages, reçu la veille.

L'auteur anonyme rappelle également la récente prise de poste de l'élu divers gauche. "Christiane Charnay (la maire sortante) a perdu l’élection du 28/6/2020 mais elle n’a pas perdu la guerre. [...] Maintenant tu payes la racaille pour mettre le feu aux immeubles, c’est très grave ce que tu as fait et crois moi, ça ne va pas rester sans vengeance", mentionne le courrier.

L'auteur interpelle également la nouvelle maire du 1er arrondissement de Lyon, Yasmina Bouagga (EELV) qu'il qualifie de "fatma qui est maire".

Un signalement fait au procureur et au préfet du Rhône

Le maire de Givors a depuis porté plainte et a signalé ce courrier au procureur et au préfet du Rhône. Au micro de BFM Lyon, l'édile a réaffirmé qu'il ferait preuve d' "une tolérance zéro" face à ses "forces obscures qui travaillent pour diviser les gens et amener de la haine".

De son côté, le préfet du Rhône a également condamné "avec la plus grande fermeté les propos abjects tenus à l'égard du maire de Givors". Tout comme les membres de son parti et les élus locaux de tous bords politiques.

"Propos racistes insupportables"

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin a également réagi sur Twitter, se disant "écoeuré par ces propos racistes insupportables". "S'en prendre à un élu, c'est s'en prendre à la République", a-t-il ajouté.

Eric Dupont-Moretti, le ministre de la Justice, a quant à lui condamné "4 pages de répugnances non signées". "Une enquête est ouverte pour retrouver cet "anonyme" et le présenter à la justice", a expliqué l'ancien avocat.

Corentin Nicolas