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Comment la ville de Paris traque les propriétaires qui fraudent sur Airbnb

À Montmartre, la traque des locations touristiques illégales

À Montmartre, la traque des locations touristiques illégales - Martin Bureau - AFP

Les agents de la direction de l'habitat et du logement épluchent les petites annonces et se rendent sur place. Un travail de fourmi.

Une vingtaine d'agents de la Ville de Paris ont mené l'enquête mardi matin à Montmartre sur les meublés touristiques, cherchant à identifier les résidences secondaires non déclarées, ou les principales dépassant le plafond de 120 jours de location par an.

C'est un travail de fourmi avec lequel les agents de la direction de l'habitat et du logement (DHL) ont renoué à plein temps depuis le printemps et le retour des touristes étrangers dans la capitale : éplucher les annonces des plateformes, puis se rendre sur place pour dénicher les appartements ne respectant pas la législation. "Il faut tout faire pour éviter que ce retour des touristes, qui est bienvenu, nous conduise à un retour des locations touristiques illégales au détriment du logement des Parisiens", a déclaré l'adjoint (PCF) au logement Ian Brossat, présent pour le lancement de l'opération de contrôle.

Plusieurs durcissements législatifs

La politique de la mairie "a commencé à porter ses fruits, il ne s'agirait pas de revenir en arrière maintenant", a insisté l'élu communiste, déjà à ce poste sous le précédent mandat de de la maire Anne Hidalgo et qui a obtenu plusieurs durcissements législatifs et victoires judiciaires afin de limiter la multiplication de ces meublés.

Derniers tours de vis en date: depuis janvier, tout changement d'usage d'un commerce en meublé touristique est soumis à autorisation de la mairie et les logements transformés en locations touristiques doivent faire l'objet d'une triple compensation en surface dans les quartiers les plus touristiques. Une mesure hautement décourageante.

En 2021, la plateforme Airbnb, attaquée par la Ville, a été condamnée à huit millions d'euros d'amende pour avoir publié un millier d'annonces sans numéro d'enregistrement. Plus de 200 propriétaires ont également été condamnés pour non-respect du code de l'urbanisme ou du code du tourisme.

D.L. avec AFP