BFM Lille

Roubaix: l'ARS donne les premiers détails de la campagne de dépistage massif

Une infirmière libérale pratique un test Covid dit PCR.

Une infirmière libérale pratique un test Covid dit PCR. - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK © 2019 AFP

La campagne de dépistage massif aura bien lieu du 11 au 16 janvier.

Olivier Véran l'a confirmé jeudi soir, une opération de dépistage massif se tiendra bien à Roubaix du 11 au 16 janvier. Au lendemain de cette annonce, l'ARS des Hauts-de-France a communiqué officiellement pour la première fois et livré les tous premiers détails de cette campagne inédite.

Du 11 au 16 janvier, une campagne de dépistage à grande échelle sera donc proposée dans la ville de Roubaix, qui a connu au plus fort de la deuxième vague un des taux d'incidence les plus élevés de France. Le suivi de cette campagne sera assuré par trois membres du Conseil scientifique: les épidémiologistes Arnaud Fontanet, Yazdan Yazdanpanah et Simon Cauchemez.

>Qui pourra participer?

Gratuit et sur la base du volontariat, le dépistage sera ouvert aux 97.000 habitants de la ville. Les personnes qui fréquentent régulièrement la ville "pour des raisons professionnelles ou personnelles" pourront aussi venir se faire dépister dans le cadre de cette opération indique l'ARS.

>Où se faire dépister?

L'ARS indique que le dispositif prévoit à ce jour six lieux de dépistage. Ceux-ci pourront être fixes, accueillis au sein d'une salle communale par exemple, ou éphémères. Des barnums seront ainsi disposés sur le territoire de la commune, leur localisation n'a pas encore été dévoilée.

>Quels types de tests

L'originalité de cette campagne de dépistage repose notamment sur le mode de test. Chaque participant se verra en effet proposé deux dépistages via un prélèvement naso-pharyngé: un test antigénique et un test PCR.

Pour le test antigénique, le résultat sera connu sous 15 à 20 minutes et pour le test RT-PCR l'ARS table sur des résultats en moins de 12h.

Ce double dépistage à grande échelle est une première en France. En plus d'identifier les cas positifs, il va permettre aux scientifiques de mieux évaluer la sensibilité du test antigénique. Si les tests antigéniques sont bien reconnus par les autorités sanitaires, sur des patients asymptomatiques ils peuvent donner lieu à des résultats faussement négatifs. Ce double test pourra donc aider à mieux comprendre dans quelles conditions ces "faux négatifs" ce produisent.

>Une deuxième campagne plus tard?

L'enjeu de cette campagne est selon l'ARS "d'identifier tôt une éventuelle reprise épidémique liée aux fêtes de fin d'année". Si cette opération est concluante, une autre pourrait être organisée quelques semaines plus tard. Cette fois-ci, l'ARS évoque la possibilité de s'appuyer sur des techniques nouvelles, comme les tests salivaires. Pour l'heure, ces tests n'ont pas encore été validés par la Haute Autorité de Santé.

https://twitter.com/caroleblanchard Carole Blanchard Cheffe de service BFM Régions