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Lille: des policiers photographiés avec des symboles "Valknut" tatoués sur les bras, une élue saisit l'IGPN

Un suspect, qui a tenté de se suicider, a évoqué "une bêtise" et "un accident" une semaine après la disparition d'Héléna Cluyou à Brest, a annoncé le procureur dimanche 5 février 2023.

Un suspect, qui a tenté de se suicider, a évoqué "une bêtise" et "un accident" une semaine après la disparition d'Héléna Cluyou à Brest, a annoncé le procureur dimanche 5 février 2023. - LOIC VENANCE / AFP

Sarah Kerrich, conseillère régionale des Hauts-de-France, a demandé la saisie de l'Inspection générale de la police nationale au lendemain de la diffusion des photos.

C'est un symbole qui fait polémique. À Lille, des policiers, mobilisés mardi lors de la manifestation contre la réforme des retraites, ont été photographiés arborant des "Valknut" tatoués sur les bras, comme repéré par Le Parisien.

"Très en vogue chez les suprémacistes blancs et néonazis"

Il s'agit d'un symbole "très en vogue chez les suprémacistes blancs et néonazis", selon Ricardo Parreira, le photographe indépendant qui a publié les clichés sur son compte Twitter.

De son côté, Sarah Kerrich, conseillère régionale des Hauts-de-France a annoncé ce mercredi, saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après la révélation de ces photos.

Le site spécialisé Indextrême précise que ce symbole est "issu de la culture nordique et de la mythologie scandinave". Il a été utilisé plus tard dans le "logo de l’Unité des nationalistes, identitaires et patriotes, un mouvement néonazi créé en 2016, et qui n’existe plus".

Une possible violation des règles déontologiques

"Cette situation s’apparente à une violation des règles déontologiques de la police nationale qui proscrivent le port de tatouages dans certaines conditions", explique Sarah Kerrich dans sa lettre adressée à l'IGPN et dont BFM Grand Lille a eu connaissance.

La conseillère régionale s'appuie "sur la circulaire du 30 novembre 2017 publiée le 12 janvier 2018 par la Direction générale de la police nationale, s’appuyant sur les articles R. 434-11 à 14 du code de la sécurité intérieure".

"Ces tatouages, à la symbolique suprémaciste et néonazie sans équivoque, constituent un signe manifeste d’appartenance à une organisation politique [...] portent atteinte aux valeurs fondamentales de la Nation [...] dénaturent la relation du policier avec les usagers", justifie Sarah Kerrich.

Elle ajoute, auprès de BFM Grand Lille, avoir fourni des photos avec sa lettre à l'IGPN où "les agents sont identifiables".

Amaury Tremblay