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Flandre: de plus en plus de communes adoptent une charte pour favoriser la langue flamande

Depuis 2015, 30 communes ont signé la charte "Oui au flamand" pour encourager le bilinguisme.

Dans les rues d'Hazebrouck, les habitants sont loin de parler flamand couramment. Pourtant cette ville du Nord est la capitale revendiquée de la Flandre intérieure. C'est justement pour défendre ce patrimoine culturel que la municipalité a adopté samedi dernier la charte intitulée "Oui au flamand" ou plutôt "Ja om't Vlamsch".

"Il y a une dimension culturelle, patrimoniale, touristique. C'est revendiquer un attachement (...). Hazebrouck c'est la capitale de la Flandre intérieure et ça il faut l'affirmer, le revendiquer, l'écrire le montrer. Ça parle par la signalisation, ça parle par notre communication institutionnelle", a expliqué Valentin Belleval, maire de Hazebrouck sur le plateau de BFM Lille le 30 septembre.

Ce n'est pas la première ville des Flandres à signer cette charte de quarante points, créée par l'Institut de la langue régionale flamande. Depuis 2015, 30 autres communes ont déjà franchi le pas. Le but? Encourager le bilinguisme avec des panneaux où les noms de ville ou de rues sont aussi bien écrits en français qu'en flamand.

"Nos amis belges peuvent venir"

Le village de Neuf-Berquin, à 15 kilomètres d'Hazebrouck, a quant à lui signé la charte en avril dernier. Les panneaux pour les sentiers de la commune avec les noms en français et en flamand sont arrivés il y a environ un mois. Le maire Serge Olivier a même imprimé des cartes professionnelles dans les deux langues.

"On a beaucoup de choses, beaucoup de choses à voir avec nos amis belges. On est un tout petit village, on n'a pas beaucoup d'atouts mais on se bat pour les montrer, les mettre en avant. On a tout à gagner en venant mettre certaines informations en flamand parce que nos amis belges peuvent venir jusqu'à chez nous", explique Serge Olivier à BFM Lille.

Dans les communes ayant adopté la charte, la signalétique est en grande partie financée par l'Institut de la langue régionale flamande. En 2021, l'association a reçu 15.000 euros de la région Hauts-de-France.

Chloé Berthaud avec Marine Langlois