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Voici à quoi va ressembler le futur porte-avions français

Le chantier du successeur du Charles de Gaulle doit débuter fin 2025 pour une mise en service en 2038. Emmanuel Macron a annoncé qu'il sera "à propulsion nucléaire".

En déplacement ce mardi sur le site Framatome au Creusot (Saône-et-Loire) pour soutenir la filière nucléaire civile et militaire, Emmanuel Macron a levé une partie du voile sur le PANG, le porte-avions nouvelle génération qui succédera au Charles de Gaulle.

Pour le chef de l'Etat, l'autonomie stratégique de la France, "c'est bien sûr la dissuasion, dans toutes ses composantes, c'est bien sûr la propulsion de nos sous-marins nucléaires lanceurs d'engins comme d'attaque, c'est aussi la propulsion nucléaire de nos porte-avions". "C'est pourquoi j'ai décidé que le futur porte-avions qui dotera notre pays et notre marine sera comme le Charles-de-Gaulle à propulsion nucléaire", a-t-il déclaré.

Une autre raison conduisant à ce choix plutôt qu'à une propulsion diesel, moins coûteuse, tient à la préservation des compétences "techniques, technologiques et industrielles sur toute la filière" sur le long terme.

300 mètres de long

Naval Group a également révélé quelques détails ainsi qu'une vue d'artiste de ce nouveau vaisseau qui fera 300 mètres de long, soit 39 de plus que le Charles de Gaulle, 40 mètres de large à la flottaison (contre 31,5m pour le Charles de Gaulle) et jusqu'à 80 mètres au niveau du pont d'envol (contre 64m).

Avec un déplacement de 75.000 tonnes (contre 42.000), le second porte-avions tricolore pourra accueillir 2000 marins à son bord et emporter avec lui 30 avions de combat Scaf dont 25 en même temps sur le pont.

Le lancement du chantier du PANG dont le nom n'est pas encore connu est prévu pour la fin 2025. Après quoi viendront les premiers essais en mer en 2036 et la mise en service en 2038 en même temps que le retrait du Charles de Gaulle.

Le coût de développement et de construction "sera très certainement supérieur à 5 milliards d'euros", estiment les sénateurs Olivier Cigolotti et Gilbert Roger, auteurs d'un rapport sur la question en juin. Si le coût de construction du porte-avions nucléaire est supérieur à celui d'un porte-avions à propulsion diesel, son coût de fonctionnement sera "plutôt inférieur", selon la cabinet de Florence Parly. Environ 900 millions d'euros seront consacrés aux études techniques et d'esquisse d'ici à la fin 2025 quand débutera sa construction, dont 117 millions en 2021.

Le futur porte-avions français
Le futur porte-avions français © Naval Group
Le futur porte-avions.
Le futur porte-avions. © BFMTV
https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco