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Vaccins contre la grippe: pas de pénurie mais des "situations de tension", selon le gouvernement

Camille Belo, infirmière dans l'Ehpad des Caselles à Bozouls dans l'Aveyron vaccine Emilienne Doutart, une résidente de 88 ans, contre la grippe saisonnière, le 14 octobre 2020

Camille Belo, infirmière dans l'Ehpad des Caselles à Bozouls dans l'Aveyron vaccine Emilienne Doutart, une résidente de 88 ans, contre la grippe saisonnière, le 14 octobre 2020 - Lionel BONAVENTURE © 2019 AFP

La ministre déléguée à l'autonomie, Brigitte Bourguignon, a affirmé que 16% des officines connaissaient des "situations de tension" mais que les livraisons pour les approvisionner étaient en cours.

Il existe bien des stocks de vaccins anti-grippe, malgré des "situations de tension" dans les officines, a souligné ce mardi la ministre déléguée chargée de l'autonomie, Brigitte Bourguignon, à l'Assemblée nationale. Interrogée sur des problèmes d'approvisionnement des pharmacies en doses de vaccins anti-grippe, la ministre a indiqué qu'au "24 octobre, 5,3 millions de doses ont été vendues par les officines. Plus de 80% des vaccinations sont faites auprès des personnes âgées de plus de 65 ans".

Face à cela, "nous avons en effet pu observer quelques tensions d'approvisionnement des pharmacies en doses. A ce jour, 16% des officines pharmaceutiques y sont confrontées", a-t-elle admis. "Cette demande précoce entraîne des tensions dans la livraison. Toutefois, les stocks sont là et les livraisons sont en cours pour reconstituer le stock des officines. Sur cette seule semaine, près d'1,3 million de doses seront livrées en pharmacies", a ajouté Brigitte Bourguignon.

30% de doses supplémentaires commandées

La campagne de vaccination anti-grippe a démarré le 13 octobre, et vise en priorité les personnes vulnérables et les soignants. Cette année, le gouvernement a commandé 30% de doses supplémentaires, ajoutées aux 13 millions du circuit habituel, a précisé la ministre, afin d'éviter un engorgement des services d'urgences confrontés à la pandémie de Covid-19.

Toutefois, selon l'Union syndicale des pharmaciens d'officine (USPO), les ruptures de stocks sont bien plus nombreuses qu'annoncé par le gouvernement. Ainsi, après une enquête auprès de ses adhérents, le deuxième syndicat de la profession a alerté dimanche sur le fait qu'entre 70 et 90% de pharmacies n'ont déjà plus de stocks, une dizaine de jours seulement après l'ouverture de la campagne vaccinale.

P.L. avec AFP