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Uber prône un nouveau "contrat social" pour les indépendants aux Etats-Unis, mais pas le salariat

Uber affirme, sondages à l'appui, que la plupart des chauffeurs souhaitent rester indépendants pour profiter d'une plus grande flexibilité professionnelle

Uber affirme, sondages à l'appui, que la plupart des chauffeurs souhaitent rester indépendants pour profiter d'une plus grande flexibilité professionnelle - Uber

Uber dévoile un "nouveau modèle" pour améliorer les avantages sociaux des chauffeurs et livreurs indépendants travaillant pour sa plateforme, tout en rappelant sa volonté de ne pas considérer ces derniers comme des salariés.

Dans un document de 18 pages qu'elle vient de publier aux États-Unis, Uber, la plateforme de réservation de voitures avec chauffeur, également active dans la livraison de repas à domicile, a dit espérer que ses suggestions pour renforcer les avantages sociaux des travailleurs indépendants servent de modèle au secteur.

Parmi ses suggestions, Uber propose que les entreprises de l'économie à la tâche créent une "caisse dédiée aux avantages sociaux", que les travailleurs pourraient utiliser pour la couverture santé ou des congés payés.

"Uber prêt à payer plus pour de nouveaux avantages"

"Uber est prêt, immédiatement, à payer plus pour offrir de nouveaux avantages et protections aux chauffeurs. Mais l'Amérique doit changer le statu quo pour protéger tous les travailleurs et pas seulement une forme de travail", explique le PDG de la plateforme de réservation de VTC, Dara Khosrowshahi, dans une tribune publiée par le New York Times.
Cette prise de position intervient alors qu'Uber et plusieurs de ses rivaux, dont Lyft, sont visés par une loi entrée en vigueur en 2020 en Californie. Ce texte oblige les entreprises à requalifier leurs contractuels en salariés, et donc à les rendre éligibles aux allocations chômage et à divers avantages sociaux.

Uber soutient un référendum pour annuler le texte californien, mais assure en même temps vouloir renforcer les bénéfices des travailleurs indépendants, réfutant la nécessité de requalifier les chauffeurs travaillant pour la plateforme en salariés. Le groupe affirme, sondages à l'appui, que la plupart des chauffeurs souhaitent rester indépendants pour profiter d'une plus grande flexibilité professionnelle.

Uber ne veut pas requalifier les chauffeurs en salariés

Le patron d'Uber estime également qu'une requalification des chauffeurs Uber en salariés conduirait à une baisse du nombre total de conducteurs, à une disponibilité de l'application dans un nombre moins important de villes et à une hausse du prix des courses.

F.B. avec AFP