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Transport de fonds: grève et blocages chez Loomis dans la Loire

Deux établissements Loomis sont bloqués lundi matin autour de Saint-Étienne par des convoyeurs de fonds en grève (photo d'illustration)

Deux établissements Loomis sont bloqués lundi matin autour de Saint-Étienne par des convoyeurs de fonds en grève (photo d'illustration) - JEAN-PIERRE CLATOT

Aucun des fourgons blindés du groupe suédois intervenant sur la Loire et la Haute-Loire ne peut sortir des centre-forts pour l'approvisionnement ou la collecte de fonds.

Deux établissements Loomis sont bloqués lundi matin autour de Saint-Étienne par des convoyeurs de fonds en grève, dans le cadre d'un conflit avec leur direction débuté mercredi dernier, selon des sources syndicale et policière.

Aucun des fourgons blindés du groupe suédois intervenant sur la Loire et la Haute-Loire ne peut sortir des centre-forts pour l'approvisionnement ou la collecte de fonds auprès des banques et autres clients.

Les convoyeurs de l'établissement de La Talaudière, dont 100% sont en grève selon la CGT, ont démarré leur mouvement mercredi dernier. Depuis 5h lundi matin, une partie d'entre eux bloque l'établissement de Saint-Étienne, empêchant la sortie des fourgons blindés.

Ils dénoncent le licenciement, jugé "abusif", d'un des leurs, ainsi que le non-paiement des jours de mars où ils ont fait jouer leur droit de retrait au début du confinement.

Réduire sa masse salariale sans PSE

Le mouvement a démarré au lendemain du licenciement pour faute d'un convoyeur. "Pour des motifs futiles", dénonce un représentant du syndicat: "avoir fumé à l'intérieur du garage des véhicules et pour la façon dont était fixé le holster contenant son arme de service, des pratiques jusqu'alors tolérées de la part de notre entreprise où ce salarié travaille depuis 21 ans".

Pour la CGT, Loomis, qui a racheté en juillet 2019 l'activité de son concurrent espagnol Prosegur dans l'Hexagone, "tente de cette manière abusive de réduire sa masse salariale en économisant la mise en place d'un PSE".

Les grévistes exigent par ailleurs le paiement des journées de travail de mars durant lesquelles il ont exercé un droit de retrait, "motivé par l'insuffisance des équipements de protection qui a été constatée lors d'un contrôle effectué sur place par l'Inspection du Travail".

Un représentant syndical a déploré lundi matin que la Direccte de la Loire n'ait pas encore réagi à la demande de médiation dont elle a été saisie jeudi par les salariés en grève. Contactée par l'AFP, la direction de Loomis n'a pas souhaité s'exprimer sur le conflit en cours.

P.S. avec AFP