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Tourisme: Dubaï n'a désormais plus rien d'une "escale sans danger"

L'Emirat, qui avait assoupli les restrictions liées au Covid-19 pour attirer les touristes, est contraint à un nouveau tour de vis alors que le nombre d'infections a explosé. 

"Recrute infirmier". L'annonce en urgence, diffusée tout le weekend sur les réseaux sociaux par le ministère de la santé siffle la fin de la fête à Dubaï. La ville aux trois millions d'habitants pour 16 millions de visiteurs dont l'économie repose avant tout sur le tourisme et l'hôtellerie tremble face aux nouvelles restrictions décidées par les autorités.  

Depuis ce mercredi, les restaurants doivent désormais restreindre leur jauge et éloigner leur table. De la même façon, il faut instaurer trois mètres d'écart dans les salles de sport ou encore imposer des mariages à 10 convives maximum. L'émirat suspend aussi les opérations non essentielles dans les hôpitaux.

Certifiés "escale sans danger" par le forum World Tourism Council et célébrés par les influenceurs et les personnalités, les hôtels et parcs à thèmes avaient vu leur fréquentation bondir pendant les fêtes de fin d'année. Ces deux derniers mois la capitale a même accueilli des compétitions de golf, de polo, des festivals de cinéma.  

L'épidémie semblait maitrisée encore l'année dernière : seulement 783 décès depuis le début de la crise sanitaire. Mais le nouveau variant anglais, très contagieux, a fait tripler les contaminations en deux semaines à l'échelle des Emirats arabes unis, qui ne communiquent pas de chiffres spécifiques sur la ville de Dubaï en particulier.  

Surtout, les Emirats arabes unis apparaissaient, avec Israël, comme les plus avancés au monde en matière de vaccination. Mais face aux face aux retards de livraison de Pfizer, Dubaï, émirat le plus peuplé, a été contraint cette semaine de lever le pied.  

Thomas Schnell avec Thomas Leroy