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Télétravail: comment les entreprises peuvent contrôler la durée de travail des salariés?

De nombreux managers s’inquiètent de voir la productivité de leurs équipes baisser en travaillant depuis leur domicile. En principe, une charte doit détailler l’organisation du travail à la maison et les éventuels outils de contrôle mis en place.

Même si les dernières études montrent que les salariés en télétravail bossent plus que de coutume, de l’ordre de 48 minutes par jour, certains patrons s’inquiètent tout de même que leurs collaborateurs profitent de leur éloignement pour lever le pied.

Aux Etats-Unis, où la culture d’entreprise est différente qu’en France, les ventes de logiciels de surveillance de télétravail ont explosé ces derniers mois.

Dans l’Hexagone, l’employeur a lui aussi le droit de contrôler l’activité de ses salariés en télétravail. L’idéal étant de mettre en place une charte qui détaille l’organisation du travail à la maison. Pour rythmer la journée des collaborateurs, de nombreuses entreprises ont fait le choix d’organiser une réunion tous les matins, à 9 heures, pour vérifier que toutes les équipes sont prêtes à se mettre à leurs tâches. C’est aussi un moyen de garder le contact avec tout le monde, alors que l'on reproche au télétravail de distendre les liens.

La Cnil veille

D’autres ont fait le choix de mettre en place un système d’auto-déclaration, autrement dit une sorte de pointage, ou encore un key logger, un enregistreur de frappe sur le clavier qui permet de savoir à distance toutes les actions accomplies sur un ordinateur. Pour ce dernier outil, il est toutefois nécessaire de prévenir le salarié, et il ne doit être utilisé que si celui-ci manipule des données sensibles, prévient la Cnil.

Dans tous les cas, le Comité Social et Economique doit être averti des dispositifs mis en place autour du télétravail, et veiller notamment au respect de la vie privée et des données personnelles du salarié. La Cnil est très mobilisée sur le sujet.

Erwan Morice édité par C.C.