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Gestion de l’eau dans les bâtiments : L’ère de l’hydro-économie

[CONTENU PARTENAIRE] La question de la gestion de l’eau et surtout de la maintenance des installations est un sujet stratégique à ne pas négliger pour tout établissement de santé, d’éducation ou de loisir. Il faut savoir qu’en termes de législation, à partir du compteur, au point d’utilisation, le réseau devient privatif et se place donc sous la responsabilité des personnes qui exposent les usagers. Pour en savoir plus, nous avons échangé avec l’un des experts de l’eau en France, Mr Paris, DG d’Antagua, spécialisé dans les prestations de diagnostics et de traitements des eaux des bâtiments de santé ou recevant du public.

Quels sont les enjeux liés à l’eau ?

Tout d’abord, il y a les enjeux sanitaires liés à l’eau qui est par définition une matière à risque bactériologique comme les biens connues légionnelles. C’est souvent la conception elle-même de l’installation qui produit ces concentrations de bactéries liées à la stagnation de l’eau ou à une mauvaise température. Ce sont ces phénomènes endogènes qu’il faut tout d’abord détecter dans les milieux sensibles comme les EHPAD, les hôpitaux, les hôtels, tous les logements et lieux publics de loisir (gymnase, sauna…).

L’eau entre également dans les enjeux planétaires liés à la consommation d’énergie et des ressources naturelles. Dans les décennies à venir nous devons réduire notre quantité d’eau consommée quotidienne, au niveau personnel mais aussi dans les établissements (hôpitaux, hôtels) et les industries. Il existe des moyens simples comme les robinets « hydro économes » qui réduisent le débit. Ne plus gaspiller l’eau est une nécessité car l’économie d’eau de l’utilisateur se répercute sur l’économie d’énergie sur toute la chaîne pour rendre l’eau potable, l’assainissement, le traitement, la préparation.

L’autre enjeu énergétique est le coût pour chauffer l’eau (eau chaude sanitaire), c’est un coût énergétique important pour les établissements qui s’ajoute à la facture d’eau. La limitation du débit au point d’usage conduit à réduire la consommation au prorata. Aujourd’hui, de nombreux bâtiments sont pensés dés leur conception pour être « hydro économes ».

Quels constats faites-vous sur la gestion de l’eau en général et dans le bâtiment ?

L’eau est captée en milieu naturel, en surface ou par forage, elle est ensuite rendue potable pour le réseau public. On constate depuis 20 ans une amélioration de la qualité de l’eau en France, je dirais même que c’est une fierté nationale de ce côté-là. Les acteurs publics et privés ont fait des efforts considérables.

Par contre, au niveau du cahier des charges dans les bâtiments neufs, je constate que ce n’est pas toujours bien fait selon les cabinets conseil. Souvent, je suis consulté pour reprendre le cahier des charges en début de projet pour corriger, remettre en conformité, revoir la conception de la plomberie.

Au cœur de ces questions, il y a le coût de l’installation. Mon objectif avec Antagua c’est de concevoir des installations à plus bas coût : par exemple imaginer des systèmes pré-fabriqués, normalisés. L’idée générale est de faire pour l’eau ce que l’on a fait pour l’électricité en améliorant les règles, les réglementations. Il serait intelligent de progresser dans ce sens.

Le législateur craint toutefois l’effet coercitif qui imposerait des moyens et un coût d’investissement plus élevé, il n’est donc pas favorable à d’autres réglementations.

Pour moi, l’essentiel, se base sur la réflexion initiale : concevoir une installation saine et à bas coût, faire simple, ce qui n’est pas simple !

L’intelligence de la conception dès le départ, crée une installation peu couteuse à construire et à maintenir. Les fabricants vont dans ce sens, avec des systèmes faciles à raccorder, pouvant être associés par du personnel peu qualifié. Il faut également signaler que les compétences dans le domaine de l’installation en plomberie disparaissent. On a du mal à trouver des personnes qualifiées par exemple pour « souder » le Cuivre, le savoir-faire se perd. Aujourd’hui, on travaille davantage sur des sertissages pour assurer l’assemblage des canalisations, ce qui est moins cher, moins dangereux que la soudure et on obtient plus de performances.

Quelles sont d’après vous les tendances à venir ?

Je pense que l’intelligence est de comprendre qu’il est essentiel de travailler en amont, de faire une bonne installation dès le départ (cahier des charges, installation, réglages). C’est notre expertise chez Antagua, travailler sur le cahier des charges pour émettre des préconisations simples et pas cher et offrir les services adaptés (mise en service, recherche des pathologies, dysfonctionnements des réseaux).

Notre savoir-faire et notre responsabilité est d’apporter des réponses précises aux besoins pour concevoir une installation conforme et facile d’entretien. Nous formulons les préconisations techniques les plus judicieuses et les plus économes. Notre objectif : faire bien et moins cher, et on peu le faire, avec en plus un système facile à exploiter. C’est-à-dire une installation à la fois conforme, robuste et dont on s’occupe peu (sans sur-coût de maintenance).

Quelles sont vos valeurs ?

La cohérence et l’humilité. Etre expert pour moi c’est vouloir toujours progresser, être à jour et avoir un coup d’avance par rapport à l’innovation. C’est aussi rester humble sur les solutions apportées et être surpris par de nouveaux questionnements dont on n’a pas encore la réponse.

Quelle est votre actualité dans le domaine de l’eau ?

Nous nous intéressons aux spas équipés de « bains bouillonnants » très à la mode. Dans le marché du bien-être, des soins corporels humides, il y a beaucoup à faire pour améliorer la qualité et préserver la santé des usagers.

Par exemple, les vapeurs d’eau peuvent être très contaminantes. Il existe de nombreux risques qui ne sont pas aujourd’hui maitrisés. Nous aimerions apporter notre expertise dans ce domaine.

Ce contenu a été réalisé avec SCRIBEO. La rédaction de BFMBUSINESS n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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