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Pourquoi vous allez sûrement avoir une bonne surprise en consultant votre prochaine fiche de paie

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La baisse d'impôt sur le revenu à hauteur de 5 milliards d'euros annoncée en avril 2019 entre en vigueur cette année. Dès ce mois de janvier, 17 millions de contribuables doivent en bénéficier. Soit près de 95% des ménages assujettis à l'impôt sur le revenu.

"Je ne veux pas de hausse d’impôts, je veux des baisses pour ceux qui travaillent en réduisant significativement l’impôt sur le revenu". À l’issue du grand débat national en avril 2019, Emmanuel Macron annonçait un cocktail de mesures dont l’allègement de la pression fiscale ciblant en priorité les classes moyennes pour répondre à la crise des gilets jaunes.

Chiffrée à 5 milliards d’euros, cette baisse était prévue pour 2020 et doit donc se traduire dès ce mois de janvier par une réduction automatique du taux de prélèvement à la source des contribuables concernés. Les employeurs, qui prélèvent désormais l’impôt sur le revenu de leurs salariés avant de le reverser au fisc, ont la charge d’appliquer ces nouveaux taux réduits. Une opération qui doit mécaniquement entraîner une hausse du salaire net sur la fiche de paie généralement envoyée à la fin du mois.

304 euros en moyenne par an 

Au total, 9 millions de foyers fiscaux sont concernés, soit plus de 17 millions de Français. La baisse moyenne sera d’environ 304 euros par an. Dans le détail, elle avoisinera les 350 euros par an pour les 12,2 millions de contribuables imposables dans la première tranche (qui passe de 14 à 11%) et de 180 euros pour les 4,7 millions situés dans la deuxième tranche (30%).

Pour les contribuables imposables dans les tranches supérieures (41% et 45%), un abaissement du seuil d’entrée vient compenser la réduction d’impôt, de sorte que les ménages les plus aisés ne puissent pas bénéficier de ce coup pouce fiscal. Bien entendu, la mesure ne concerne pas non plus les 56% de foyers non imposables.

Des retards ne sont pas à exclure

Certains contribuables pourraient en revanche être déçus en consultant leurs revenus. Les retraités du privé n’ont par exemple pas pu constater de hausse de leur pension complémentaire versée en début de mois, les caisses de retraite Agirc-Arrco n’ayant pas eu le temps d’appliquer le nouveau taux communiqué mi-décembre, rapporte Le Figaro. C’est donc le taux de décembre qui leur a été appliqué en attendant une réactualisation en février. Les retraités concernés peuvent néanmoins demander le remboursement du trop-perçu par le fisc.

Les entreprises bénéficient quant à elles d’un délai de deux mois pour appliquer le taux réduit de prélèvement à la source sur les fiches de paie de leurs salariés. Certains d’entre eux risquent donc de devoir patienter encore un peu. En attendant, un simulateur de la baisse d’impôt sur le revenu a été mis en ligne sur le site du ministère de l’Action et des Comptes publics pour permettre à chaque contribuable de savoir quel sera son gain de pouvoir d’achat en 2020.

Paul Louis