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Pour réduire le chômage, le patron de la CGT appelle à passer à la semaine de 32 heures

Philippe Martinez dénonce des procédures contre des grévistes qui "se multiplient à la RATP"

Philippe Martinez dénonce des procédures contre des grévistes qui "se multiplient à la RATP" - AFP

Philippe Martinez assure ne pas comprendre la logique qui consiste à demander aux salariés de travailler plus pour donner du travail à ceux qui n'en ont pas.

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a appelé mardi à diminuer le temps de travail pour résorber le chômage, plutôt que l'augmenter, comme l'a suggéré le Medef ou Christian Jacob, le président des Républicains.

"Si on veut résorber le chômage, si on veut que tout le monde travaille, notamment les jeunes qui sont lourdement frappés par le chômage, il ne faut pas augmenter la durée du temps de travail, il faut au contraire la diminuer", a suggéré le leader syndical, qui plaide de longue date pour passer à 32 heures de travail hebdomadaire.

"Je n'ai toujours pas compris le principe qui consisterait à dire que ceux qui ont du boulot devraient travailler plus pour en donner à ceux qui n'en ont pas, ce n'est pas possible", a-t-il ajouté.

L'abus des 72 heures par semaine

Lundi, Christian Jacob a plaidé pour une sortie du "carcan des 35 heures", quand mi-avril, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, avait estimé qu'"il faudrait bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire".

"J'invite certains députés de droite que j'ai entendus, mais d'autres aussi, à aller passer quelques mois sur une chaîne automobile travailler plus et on verra dans quelles conditions de santé ils finissent. Certains y passent toute une vie", a dit Philippe Martinez, qui a exercé comme technicien chez Renault Boulogne-Billancourt.

Philippe Martinez a également dénoncé "des abus" dans des entreprises en termes de temps de travail, certaines incitant les salariés à travailler "jusqu'à 72 heures" par semaine, sans donner plus de détail.

F.B. avec AFP