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Pour la Banque de France, "il n'y a aucun risque de pénurie" de billets à craindre

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Selon un directeur de la banque de France, les centres fiduciaires de Lille et de Paris, visés par un appel à la grève de la CGT, "ne sont pas occupés, ni bloqués". La banque centrale a aussi prévu suffisamment de stock de billets pour alimenter les distributeurs automatiques pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines.

L'appel du syndicat CGT Banque de France à bloquer les deux plus gros centres fiduciaires du pays, à Lille et La Courneuve, près de Paris, (sur les 37 que compte le pays) peut-il mener à interrompre la distribution de billets? "Non, il n'y aucun aucun risque de pénurie", affirme Erick Lacourrège, directeur général des services à l'économie et du réseau de la Banque de France.

Ces deux centres, qui ont pour but d'assurer l'alimentation en billets de la chaîne fiduciaire (banques et transporteurs de fonds), "ne sont pas occupés, ni bloqués. Le centre de Lille est complètement libre, il n'y a pas eu de manifestation, il travaille normalement. Quant à celui de Paris, à l'heure actuelle, il y a une assemblée générale de la CGT sur le trottoir devant le centre mais il n'y a pas de blocage des accès. Le centre fonctionne normalement actuellement", explique ce dirigeant de la banque centrale.

"Si un centre était bloqué, il y aurait des billets quand même"

En outre, celle-ci "a pris des dispositions pour avoir suffisamment de stock auprès des acteurs de la filière -transporteurs de fonds et banques- pour alimenter les distributeurs pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines" ajoute ce directeur.

"Si un centre sur 37 était bloqué, il y aurait des billets quand même. Si les accès étaient bloqués, cela perturberait l'activité normale du centre mais cela n'aurait aucun impact pour le public derrière, on rattrapera ensuite", ajoute t-il.

"Si le blocage se confirmait, nous sommes suffisamment bien organisés avec l'ensemble des acteurs pour ne pas avoir d'interruption de service. Par ailleurs, le cash est un moyen de paiement parmi d'autres, les Français en utilisent aussi d'autres. Il n'y a aucune hypothèse crédible de perturbation de la capacité d'acheter liée à ce type d'action", conclut le directeur général des services à l'économie et du réseau de la Banque de France.

Frédéric Bergé avec AFP