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Plusieurs candidats à la reprise du seul fabricant français de la chloroquine

Des comprimés de Nivaquine (chloroquine) dont l'utilisation est contestée

Des comprimés de Nivaquine (chloroquine) dont l'utilisation est contestée - GERARD JULIEN © 2019 AFP

L'usine Famar, seul site fabricant en France la chloroquine, en redressement judiciaire, fait l'objet de trois offres de reprise, a-t-on appris au lendemain de la présentation des projets devant le tribunal de commerce de Paris.

Qui va reprendre l'unique site de fabrication français de la "fameuse" chloroquine? Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l'usine Famar, qui appartient au fond américain KKR, a été placée en procédure de redressement judiciaire en juin 2019.

L'usine de ce sous-traitant pharmaceutique, qui compte 250 salariés, est la seule en France habilitée par l'agence du médicament à fabriquer la nivaquine à base de chloroquine.

Détenu par KKR, Famar vend ses 11 sites industriels en Europe

Ce site fabrique plus généralement un portefeuille de plusieurs produits pharmaceutiques (antidiabétique, neuroleptique, cardiovasculaire, antibiotique, antiparasitaire, antipaludéen, dermatologique et antifongique). Le fons d'investissement KKR avait repris le sous-traitant pharmaceutique Famar en 2017. Deux ans plus tard, Famar annonçait qu'il allait vendre l'ensemble de ses actifs, soit 11 sites en Europe, et un au Québec.

Un repreneur prévoit le reprise de 150 salariés sur 250

Parmi les repreneurs potentiels de l'usine, le trio composé par la biotech Neovacs, associée à la société Industry du repreneur d'entreprises en difficulté Frank Supplisson, et au fonds d'investissement luxembourgeois Cofilux-Secufund, affirme que son offre est "la mieux-disante" socialement, avec 150 salariés repris sur 250, et un engagement sous astreinte financière de créer au moins 100 postes supplémentaires d'ici trois ans. Leur projet prévoit un investissement de 37 millions d'euros en cinq ans.

Une société libanaise pharmaceutique parmi les repreneurs

Ils ont face à eux la société libanaise Benta Pharma industries (BPI), selon une source proche du dossier. BPI produit notamment des médicaments en oncologie, mais aussi des dispositifs médicaux, et est présent dans 40 pays, selon son site internet.

Une troisième offre a été présentée par un ancien directeur du site de Famar Lyon, selon cette même source. La décision de justice est attendue le 13 juillet.

F.B avec AFP