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Plan de relance: la CGT veut "contrôler les aides qu'on donne aux entreprises"

Le patron de la CGT Philippe Martinez, lors d'une manifestation à Paris le 30 juin 2020

Le patron de la CGT Philippe Martinez, lors d'une manifestation à Paris le 30 juin 2020 - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Invité sur France Info, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez s'est montré dubitatif concernant le plan de relance du gouvernement. "On a donné des milliards aux grands groupes pour supprimer des emplois" tranche-t-il.

Le plan de relance du gouvernement, attendu le 3 septembre, ne doit pas s'inscrire dans la continuité des précédents plans d'aide aux entreprises, qui se sont surtout traduits par des suppressions d'emplois, a plaidé mercredi le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez.

Ce plan de relance, "c'est la continuité de ce qui a déjà été fait. C'est un plan de continuité des aides aux entreprises, des exonérations de cotisation, des suppressions d'impôts pour les entreprises", a argumenté Philippe Martinez sur France Info.

Or, jusqu'à présent, "on a donné des milliards aux grands groupes pour supprimer des emplois", a poursuivi le dirigeant syndical, pointant notamment les secteurs de l'aéronautique et de l'automobile.

"Contrôler les aides qu'on donne aux entreprises"

L'aide aux entreprises, "si c'est pour investir, moderniser les entreprises, passer cette période et ne pas renvoyer des salariés au chômage, supprimer la précarité, oui... mais pour l'instant c'est les mêmes méthodes", a-t-il déploré.

"On a besoin de contrôler les aides qu'on donne aux entreprises", a encore plaidé Philippe Martinez, dont la centrale appelle à une journée d'actions et de grève le 17 septembre.

La CGT, a-t-il souligné, souhaite non pas un plan de relance, mais un "plan de rupture" avec des "politiques qui ont consisté à culpabiliser les salariés".

Cela doit notamment passer par des augmentations de salaire, selon Philippe Martinez. Applaudis pendant la crise sanitaire, "les caissières dans les magasins, les agents de sécurité, eux ils sont toujours payés comme en février", a-t-il fait valoir.

T.L avec AFP