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Plan de relance de l'UE: Le Maire assure que "c'est l'avenir de l'Europe au XXIe siècle qui se joue"

Estimant qu'un accord est toujours "possible", le ministre de l'Economie a appelé les Etats dits "frugaux" à "dépasser leurs intérêts nationaux".

Trois jours de négociations et toujours pas de fumée blanche. Malgré les tensions qui ont émergé à Bruxelles entre les dirigeants européens sur le plan de relance de l'UE chiffré à 750 milliards d'euros, Bruno Le Maire a assuré ce lundi qu'un accord était non seulement "possible" mais "nécessaire".

Invité de RMC et BFMTV, le ministre de l'Economie a salué le travail d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel "qui ne cessent de se battre pour faire comprendre l'enjeu de cette négociation" aux quatre pays dits "frugaux" (Pays-Bas, Danemark, Suède, Autriche), lesquels souhaitent limiter au maximum la part des 750 milliards d'euros qui prendra la forme de subventions aux États membres pour relancer leur économie. Et militent pour privilégier des prêts remboursables par les gouvernements qui y auront recours.

"Je le dis avec beaucoup de gravité, c'est l'avenir de l'Europe au XXIe siècle qui se joue dans les heures qui viennent à Bruxelles", a indiqué le locataire de Bercy. Et d'ajouter: "Si nous ne sortons pas plus forts de cette crise économique en rassemblant nos forces, en ayant ces 500 milliards de subventions qui vont permettre aux économies de redémarrer, (...) nous prendrons un tel retard que nous ne le rattraperons jamais", a-t-il mis en garde.

"Il temps d'abandonner certaines conceptions qui sont dépassées"

"L'enjeu de la négociation qui se joue aujourd'hui à Bruxelles, c'est la présence de l'Europe parmi les grandes puissances mondiales du XXIe siècle", a encore martelé Bruno Le Maire. Il a notamment appelé les Etats frugaux à "dépasser leurs intérêts nationaux" au profit de "l'intérêt général européen qui est d'avoir nos propres technologies d'intelligence artificielle face à la Chine et aux Etats-Unis, nos propres technologies pour le véhicule autonome face à la Chine et aux Etats-Unis...".

Pour ces Etats, a-t-il conlu, "il temps d'abandonner certaines conceptions qui sont dépassées, étroites, pour service l'intérêt général européen, c'est-a-dire notre indépendance et notre souveraineté".

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco