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Pierre-André de Chalendar: "Saint-Gobain a besoin d'un nouveau plan stratégique"

Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, quittera l'année prochaine une entreprise "en pleine forme" assure-t-il.

Après 11 ans à la tête de Saint-Gobain et 14 ans comme directeur général, Pierre-André de Chalendar, PDG du groupe, tirera sa révérence l'an prochain, à 64 ans, avec l'expiration de son mandat. "Saint Gobain est en pleine forme, c'est ce qui a motivé ma décision", indique le dirigeant.

"Je pense que c'est le premier devoir d'un patron que de préparer sa succession, nous nous comportons comme une entreprise familiale", explique Pierre-André de Chalendar en précisant que les statuts du groupe imposent une limite d'âge à 65 ans pour diriger Saint-Gobain.

Désormais, ce sera son successeur de préparer la suite.

"J'ai lancé il y a deux ans "Transform & Grow", un plan de transformation avec un changement d'organisation radicale qui s'est passé extrêmement bien. Elle a délivré avec un an d'avance les économies qu'on attendait. Ce plan est fini, il faut passer à autre chose, Saint Gobain a besoin d'un nouveau plan stratégique".

2020, une année historique

Cette nouvelle stratégie sera présentée au mois d'octobre par Benoît Bazin (52 ans), le dauphin de Pierre-André de Chalendar, qui a déjà élaboré ce nouveau plan qui pourrait être dévoilé en juillet prochain. Benoît Bazin est actuellement directeur général délégué, poste qu'il occupe depuis janvier 2019.

"Je l'ai identifié il y a longtemps et le conseil d'administration a eu le temps de faire ses 'new diligence'", signale le PDG en précisant que c'est lui qui a déjà mis en œuvre "avec succès" le plan précédent.

L'année 2020 aura été pour le groupe l'année de tous les records.

"Record de cash-flow et record de marges à deux chiffres, on n'avait pas fait ça depuis 20 ans. L'une des raisons est que nos marchés sont porteurs, même en période de crise sanitaire même si la crise a été inouïe. L'autre est que nous avons fait beaucoup d'économies de coûts".

Le résultat net courant semestriel est le plus élevé de son histoire avec une pression de 24 %, à 1,2 milliard. Saint Gobain a généré l'an dernier plus de 3 milliards d'euros de trésorerie ramenant ainsi son endettement net à 7,2 milliards à la fin de 2020, selon Les Echos.

En parallèle de 250 millions d'euros d'économies sur l'année, les ventes ont surtout décollé lors du second semestre avec l'explosion de la rénovation de logements après le confinement. Si le chiffre d'affaires a baissé de 3,8 % sur l'année, à 38,1 milliards, il a augmenté de 4,8 % au second semestre puis de 6,4 % au quatrième trimestre.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco