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Pénibilité, âge pivot... Édouard Philippe se dit "ouvert" aux discussions

Le Premier ministre s'est dit prêt à discuter "sur beaucoup de sujets" avec les syndicats concernant la réforme des retraites. S'agissant de l'âge pivot, il a assuré n'être "fermé sur aucune modalité".

Déterminé mais ouvert au dialogue. Invité de la matinale de RTL ce mardi matin, Édouard Philippe, qui reprendra les négociations avec les syndicats dans la matinée, a rappelé la "détermination du gouvernement et de la majorité" à réaliser la réforme des retraites "qui est une réforme de justice sociale". 

Le Premier ministre a néanmoins tenu à souligner son "ouverture et sa capacité à discuter avec les organisations syndicales". "Je suis ouvert à des discussions sur beaucoup de sujets", a-t-il martelé, citant "la prise en compte de la pénibilité", "les fins de carrière progressives" ou encore "l'évolution du minimum de pension". 

Quant à l'âge pivot fixé à 64 ans pour parvenir à l'équilibre du régime, le chef du gouvernement a assuré n'être "fermé sur aucune modalité". "Je suis attaché à un principe qui veut que cette réforme [...] ne soit pas une réforme irresponsable, c'est-à-dire qui ne se poserait pas la question de savoir comment on finance des avancées", a-t-il ajouté. "Ce système permet aussi à un nombre très significatif de Françaises et Français de partir moins tard à la retraite, 25% des Français, ce n’est pas rien", a précisé le Premier ministre.

"Si les organisations syndicales et patronales s'entendent sur un meilleur système, je le prendrai"

Sur ce point, Édouard Philippe s'est dit prêt à écouter les propositions des partenaires sociaux: "L'équilibre, c'est important et je propose de le garantir par la mise en place d'un âge pivot. Mais si les organisations syndicales et patronales s'entendent sur un meilleur système, je le prendrai", a-t-il assuré.

Et de conclure: "Je crois, à titre personnel, que cet équilibre sera atteint par le fait que les Français travailleront un peu plus longtemps. Et je crois qu'ils le savent. Partout en Europe, les gens travaillent un peu plus longtemps parce que l'espérance de vie augmente". 
Paul Louis