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Certaines caisses complémentaires de retraite gèrent mal leurs finances

Certaines caisses de retraites ne gèrent pas bien leur argent selon un rapport de l'Igas.

Certaines caisses de retraites ne gèrent pas bien leur argent selon un rapport de l'Igas. - -

Un rapport de l'inspection générale des affaires sociales, publié mardi 10 décembre, épingle la gestion des caisses complémentaires de retraite des professions libérales. Certains placements semblent peu pertinents.

Le ministère des Affaires sociales tape du poing sur la table. La gestion des 100 milliards d'euros de réserve des caisses complémentaires de retraite déplait fortement. Un rapport de l'inspection générale des affaires sociales (Igas), publié mardi 10 décembre, pointe du doigt les déséquilibres.

Seules l'Agirc et l'Arrco, les caisses de retraite complémentaire des cadres et salariés, semblent gérer correctement leur argent. En revanche, le rapport révèle, par exemple, que certaines petites caisses placent leur argent dans des produits trop complexes et trop risqués. Les investissements réalisés par les caisses des libéraux sont trop exotiques, celles de médecins détient des actifs malaisiens ou indiens. La caisse des pharmacies possèdent des forêts, un placement surtout intéressant en cas de successions.

Règles de déontologies qui laissent à désirer

En dehors des placements et investissements, le rapport montre que les directions des caisses sont insuffisamment formées pour prendre de bonnes décisions. Et que les règles de déontologies peuvent être améliorées.

Pour l'Inspection générale, l'Etat, qui ne surveille pas suffisamment la gestion de ces caisses, est en partie responsable.

D. L.