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Les premières croisières à reprendre en Méditerranée partiront d'Italie mi-août

Le Grandiosa est le quinzième paquebot de croisière construit pour l'armateur MSC Croisières par les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire.

Le Grandiosa est le quinzième paquebot de croisière construit pour l'armateur MSC Croisières par les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. - MSC

MSC Croisières programme deux départs depuis la péninsule à partir de la deuxième quinzaine d'août, espérant redorer le blason de ce secteur clé de l'économie italienne sinistré par la pandémie de Covid-19.

Le groupe MSC Croisières a annoncé qu'il reprendrait ses activités en mer à compter du 16 août, avec deux départs depuis la péninsule italienne: le MSC Grandiosa le 16 depuis le port de Gênes, et le MSC Magnifica le 29 depuis Bari. Le groupe devient ainsi le premier croisiériste international à reprendre ses voyages en Méditerranée, un soulagement pour ce secteur d'activité "fondamental de l'économie italienne", selon le Premier ministre italien Giuseppe Conte, mais sinistré à cause de la pandémie.

Le secteur pèse 14,5 milliards d'euros en Italie

Le secteur pèse 14,5 milliards d'euros en Italie, pour environ 53.000 emplois, selon l'Association internationale des compagnies de croisières (CLIA). Cette annonce intervient trois jours après un décret gouvernemental visant à réguler les mesures face à la crise du Covid-19 et soutenir l'économie italienne, avec notamment l'autorisation du "redémarrage des navires de croisière à partir du 15 août".

MSC a suspendu ses autres croisières jusqu'à octobre

MSC a suspendu jusqu'à octobre 2020 ses autres croisières dans le reste de le Méditerranée, dans les Caraïbes, en Asie et dans le nord de l'Europe. Son grand rival Costa Croisières (propriété du géant mondial Carnival), de son côté, avait dit "travailler à la planification de la reprise progressive de ses croisières". Son site internet affiche deux départs, le 15 août de Savone, et le 16 août de Venise, qui ne sont cependant pas encore confirmés.

Les croisières ont été pointées du doigt au printemps

Pendant la pandémie, plusieurs navires de croisières internationaux avec des passagers contaminés à bord ou suspectés d'être infectés, s'étaient retrouvés coincés en mer un peu partout sur la planète, interdits d'accoster par les autorités locales, du Japon, en passant par la Californie ou l'Italie.

Tout le secteur avait alors été pointé du doigt comme particulièrement propice à la propagation du virus, avec ses espaces confinés et une clientèle plutôt âgée et vulnérable. La saga tragique du Diamond Princess et de ses 4.000 personnes à bord, resté en quarantaine tout le mois de février au large du Japon, avec un nombre de contaminations qui a culminé à 700, est ainsi restée dans les mémoires.

F.B