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Les pilotes de Lufthansa obtiennent le report des licenciements secs jusqu'en avril 2021

Le plan négocié par la direction de Lufthansa prévoit "que les licenciements secs de pilotes" soient menés "au plus tôt au deuxième trimestre 2021", soit début avril.

Le plan négocié par la direction de Lufthansa prévoit "que les licenciements secs de pilotes" soient menés "au plus tôt au deuxième trimestre 2021", soit début avril. - Quique Garcia - AFP

La compagnie aérienne allemande a signé un accord avec ses pilotes renonçant à tous licenciements secs avant avril 2021. En contrepartie, il y aura réduction de certains revenus et gratifications.

"Lufthansa a signé un accord de court terme avec le syndicat de pilote Vereinigung Cockpit (VC), pour mettre en place des mesures visant à gérer la crise du coronavirus", indique la compagnie aérienne allemande.

Ce plan, valable jusqu'à la fin de l'année, prévoit "que les licenciements secs [de pilotes]" soient menés "au plus tôt au deuxième trimestre 2021", soit début avril. En contrepartie, les pilotes s'engagent à la réduction de certains revenus et gratifications.

Des hausses de salaires 2020 décalées à 2021

Des hausses de salaires négociées pour 2020 seront par ailleurs décalées à 2021, ajoute le groupe. Lufthansa a toutefois averti que le "nombre de licenciements secs ne pourra être limité qu'avec un accord de long terme".

La compagnie aérienne suggère notamment des mesures de réduction du temps de travail ou des salaires, en échange d'emplois conservés. Le syndicat de pilote VC a de son côté appelé à "exclure tous licenciements secs" dans un tel accord.



Lufthansa avait annoncé en avril sa volonté de supprimer 22.000 postes à temps plein dans le monde sur 138.000 salariés, dans le cadre d'un vaste plan de restructuration rendu inévitable à cause de la pandémie de coronavirus qui l'a plongé dans la pire crise de son histoire.

Lufthansa sauvé de la faillite par l'État allemand

Le patron du groupe, Carsten Spohr, avait jugé début août qu'il était devenu "irréaliste" d'éviter des licenciements secs face à la crise.

Lufthansa est également en négociations avec le syndicat Verdi, qui représente son personnel au sol, mais a rompu unilatéralement les discussions début août. Le groupe a été sauvé de la faillite par l'État allemand, avec une aide de 9 milliards d'euros et une participation de Berlin à son capital.

F.B. avec AFP