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Le taux de chômage "augmenterait nettement" en 2020 à 9,5%, selon l'Insee

L'Insee anticipe une nette détérioration du taux de chômage à 9,5% en 2020

L'Insee anticipe une nette détérioration du taux de chômage à 9,5% en 2020 - Pascal Guyot - AFP

Alors que plus de 700.000 emplois salariés ont été perdus au premier semestre 2020, l'Insee prévoit un taux de chômage à 9,5% sur l'ensemble de l'année.

"Au second semestre 2020, l’emploi salarié en France se stabiliserait mais le taux de chômage augmenterait nettement", selon des prévisions plutôt pessismistes de l'Insee contenues dans sa note de conjoncture.

Cette détérioration prévisible du taux de chômage surviendrait après une baisse en trompe-l’oeil pendant le confinement où un grand nombre de personnes sans emploi avaient interrompu leurs recherches.

Le halo autour du chômage diminuerait au 2nd semestre

"Il pourrait atteindre de l’ordre de 9,5 % de la population active en fin d’année. Le halo autour du chômage, qui avait bondi au deuxième trimestre, diminuerait au second semestre, mais pourrait tout de même rester supérieur fin 2020 à son niveau de fin 2019", souligne l'institut national de la statistique.

Ce taux représenterai 2,4 points de plus que mi-2020 et 1,4 point de plus qu'un an plus tôt.

Plus de 700.000 emplois salariés ont été perdus au premier semestre 2020. Cela représente un recul de l’emploi de 2,3 % en glissement annuel au deuxième trimestre (contre –18,9 % pour le glissement annuel du PIB).

"Ce décalage tient pour beaucoup aux mesures mises en place pour préserver l’emploi", explique l'institut national de la statistique.

Les secteurs les plus affectés pourront-ils retenir leur main d'oeuvre?

Au second semestre, l'Insee anticipe un rebond de l’activité qui se traduirait par un rebond modéré de l’emploi dans la plupart des secteurs, sauf les plus affectés par la crise sanitaire (matériels et services de transport, hébergement-restauration, services aux ménages dont les services culturels).

L'institut estime que "face à la réduction de leur activité, les entreprises de ces secteurs ne seraient plus en mesure de retenir toute la main-d'oeuvre qu'elles avaient jusqu'à présent préservée de façon spontanée ou à travers le recours aux dispositifs d'activité partielle", ajoute l'institut

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco