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Secteur privé: il y a eu 158.200 suppressions d'emploi (-0,8%) au 2ème trimestre en France

Entre fin mars et fin juin 2020, l'emploi salarié dans le secteur privé a chuté de 0,8%, soit 158.200 destructions nettes d'emplois. En tenant compte aussi du secteur public, l'emploi en France retrouve fin juin 2020 un niveau comparable à celui de fin mars 2017.

L'impact de la crise sanitaire au printemps 2020 a fait baisser l'emploi à la fois dans le secteur privé (158.200 destructions nettes soit −0,8 %) et la fonction publique qui perd 57.100 emplois (soit −1,0 %), selon des statistiques publiées par l'Insee ce mardi.

Pour le secteur privé, l'Insee a revu un peu à la hausse son estimation du 7 août qui faisait déjà état de 119.400 emplois supprimés entre avril et juin.

"Entre fin mars et fin juin 2020, l'emploi total salarié (privé + public) chute de 0,9 %, soit 215.200 destructions nettes d'emplois après −2,0 % (−499.700 emplois) au trimestre précédent. Il retrouve ainsi fin juin 2020 un niveau comparable à celui de fin mars 2017" selon l'institut national de la statistique.

En un an, l'emploi salarié chute de 2,3%

Au trimestre précédent, la baisse concernait quasi exclusivement le secteur privé.

Calculé sur un an, l'emploi salarié chute de 572.900 (soit −2,3 %) : −513.800 dans le privé et −59.100 dans la fonction publique.

Au deuxième trimestre 2020, l’emploi industriel hors intérim recule de 0,9 % (−28 400 emplois) après −0,3 % au trimestre précédent (soit −10 400 emplois). Sur un an, l'emploi baisse de 1,2 % dans ce secteur, soit 37 300 destructions nettes d'emplois.
Au deuxième trimestre 2020, l’emploi industriel hors intérim recule de 0,9 % (−28 400 emplois) après −0,3 % au trimestre précédent (soit −10 400 emplois). Sur un an, l'emploi baisse de 1,2 % dans ce secteur, soit 37 300 destructions nettes d'emplois. © Insse

De son côté, l'intérim a rebondi au deuxième trimestre 2020 : +23,0 % soit +108 100 emplois. "Les intérimaires sont comptabilisés au sein des services marchands, quel que soit le secteur de l'entreprise où ils effectuent leur mission (industrie, construction, services marchands ou non marchands)" précise l'Insee.

Un rebond dans le recours à l'intérim

Du fait de la reprise d'activité après le confinement, le recours à l'intérrm rebondit au deuxième trimestre alors que, hors intérim, l'emploi salarié baisse au contraire de 1,3 % (−323 400 emplois), davantage qu'au trimestre précédent (−0,7 %).

En effet, "une large part de l'ajustement de court terme à la crise est d'abord passé au premier trimestre par la baisse du recours à l'intérim" explique l'Insee.

L'emploi industriel recule de 0,9%

Hors intérim, au deuxième trimestre 2020, l’emploi industriel recule de 0,9 % (−28 400 emplois) après −0,3 % au trimestre précédent (soit −10 400 emplois). Sur un an, l'emploi baisse de 1,2 % dans ce secteur, soit 37.300 destructions nettes d'emplois.

"Dans la construction, l'emploi salarié hors intérim se stabilise : 0,0 % après −0,2 % au trimestre précédent (−3400 emplois). Sur un an, l'emploi demeure plus élevé qu'un an auparavant : +1,4 % soit +19.100 emplois" constate l'Insee.

Dans les services marchands, l'emploi salarié baisse de 0,9 % soit 110 600 destructions nettes, après une chute de 3,7 % au trimestre précédent (−466 500) qui était largement le fait de l'intérim.

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco