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Le prix des carburants continue de baisser

Une baisse due au reflux du prix du brut

Une baisse due au reflux du prix du brut - Wikimedia commons cc Lionel Allorge

Grâce à la baisse du brut, les prix à la pompe ont continué à baisser pour la troisième semaine d'affilée.

Les prix moyens des carburants routiers à la pompe sont restés orientés à la baisse la semaine dernière en France, pour la troisième semaine d'affilée, selon des chiffres officiels publiés lundi 31 décembre.

Le prix moyen TTC du litre de gazole dans les stations-service du pays s'est établi à 1,3873 euro, soit 2,6 centimes de moins que la semaine précédente, selon les données hebdomadaires publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Le prix du super sans plomb 95 (SP95) a également reculé à 1,4036 euro le litre (-1,96 centime sur une semaine). Le prix moyen d'un litre de SP95-E10 (super contenant jusqu'à 10% d'éthanol) s'est quant à lui fixé à 1,3831 euro (-1,82 centime), tandis que celui du SP98 a baissé en moyenne de 1,49 centime, à 1,4724 euro le litre.

Eteindre l'incendie

Depuis début octobre, les cours mondiaux du pétrole ont nettement reflué, de plus de 35% pour le baril de Brent et de 40% pour le baril de "light sweet crude" (WTI), sur fond de craintes d'un ralentissement de l'économie mondiale, et donc de la demande d'or noir. Cependant les prix des carburants à la pompe varient aussi en fonction d'autres paramètres comme le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes.

Une hausse initialement prévue des taxes sur les carburants en France en 2019 avait ainsi été le détonateur du mouvement des "gilets jaunes" en novembre. Pour tenter d'éteindre l'incendie, le gouvernement a renoncé début décembre à augmenter les taxes sur les carburants en 2019, en plus d'un paquet d'autres mesures pour doper le pouvoir d'achat. Sans parvenir à apaiser les "gilets jaunes", dont le mouvement s'est rapidement transformé en réquisitoire généralisé contre la politique d'Emmanuel Macron.

J. H. avec AFP