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Le prix d'un timbre ordinaire passe à plus d'un euro à compter du 1er janvier

Le timbre rouge, pour une lettre prioritaire théoriquement distribuée le lendemain, grimpera de 1,16 à 1,28 euro le 1er janvier 2021

Le timbre rouge, pour une lettre prioritaire théoriquement distribuée le lendemain, grimpera de 1,16 à 1,28 euro le 1er janvier 2021 - AFP

Les tarifs du courrier augmentent dès le 1er janvier. Les timbres ordinaires coûteront 1,06 euro au lieu de 95 centimes.

Avant le passage à 2021, les Français pourraient se précipiter dans les bureaux de poste et les bureaux de tabac pour acheter des timbres avant qu'il n'augmentent. Le 1er janvier, les tarifs du courrier grimperont en moyenne de 4,7%.

L'"Ecopli", la formule la moins chère pour un envoi en quatre jours en moyenne, avec un timbre gris, augmentera de 95 centimes à 1,06 euro (+11,6%). Le prix du timbre ordinaire, le vert, actuellement à 97 centimes, passera à 1,08 euro, soit +11,3%.

Enfin, pour un un envoi prioritaire (acheminement en 24 heures), il faudra payer 1,28 euro au lieu de 1,16 euro, soit une augmentation de 10,3%. Petite compensation pour ceux qui achèteront leurs timbres en ligne. Ils auront droit à une ristourne de 3%.

Pour rappel, les tarifs avaient déjà fortement augmenté en janvier 2020. Les timbres d’usage courant gris, vert et rouge avaient respectivement augmenté de 10,5%, 10,2% et 10,5%.

Pour les entreprises, les tarifs du courrier industriel de gestion augmenteront de 3,9% et ceux du marketing direct de 0,7%, a précisé La Poste.

De moins en moins de couriers envoyés

Quant aux courriers internationaux, le tarif d'affranchissement était passés de 1,30 à 1,40 euro. Le 1er janvier 2021, il augmentera encore de 10 centimes pour atteindre 1,50 euro.

Si la moyenne d'augmentation n'est que de 4,7%, c'est grâce à la faible augmentation du tarif des colis postaux (Colissimo). Leur augmentation au 1er janvier est limitée à 1,6% et ceux de moins de 250 grammes n'augmentent pas.

Ces évolutions ont été validées en juillet par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). Elles permettent, "d'assurer la pérennité du service universel" dans un "contexte d'accélération de la baisse des volumes du courrier" transporté, a justifié La Poste dans un communiqué.

En 2020, les ménages français devraient avoir dépensé en moyenne environ 39 euros en produits postaux. La baisse attendue des volumes de courrier étant plus importante que la hausse des prix, la facture devrait se limiter à 37 euros en 2021, selon le groupe public.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco