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Le 4e budget de crise adopté par le Parlement

Le président du Sénat Gérard Larcher le 13 octobre 2020 au Sénat à Paris

Le président du Sénat Gérard Larcher le 13 octobre 2020 au Sénat à Paris - Bertrand GUAY © 2019 AFP

Il prévoit notamment 20 milliards d'euros de dépenses supplémentaires, principalement pour compenser les pertes des entreprises.

Le Parlement a adopté définitivement mardi, par un ultime vote du Sénat, le 4e et dernier projet de budget rectifié pour 2020 (PLRF 4), avec "plus de 20 milliards" d'euros de dépenses supplémentaires, principalement pour compenser les pertes des entreprises.

Députés et sénateurs étaient parvenus à un accord sur ce nouveau budget de crise en commission mixte paritaire. Après le dernier feu vert de l'Assemblée nationale lundi, la chambre haute, dominée par l'opposition de droite, a adopté le texte par 249 voix pour et 93 contre.

Les 20 milliards mis sur la table correspondent selon Bercy au coût d'un mois de confinement (15 milliards) et à une prolongation temporaire de certains dispositifs après le déconfinement. Le montant total des dépenses liées à la crise du Covid-19 devrait ainsi atteindre près de 86 milliards d'euros cette année.

Le fonds de solidarité abondé

Concrètement, le montant du fonds de solidarité est gonflé de 10,9 milliards, en plus des 9 milliards déjà prévus, son accès nettement élargi à des secteurs comme les loueurs de voitures ou les fleuristes, avec des montants augmentés de 1.500 à 10.000 euros pour le mois de novembre selon les cas.

Le dispositif d'activité partielle est, lui, doté de 3,2 milliards d'euros supplémentaires, et 3 milliards d'exonérations de cotisations sociales sont programmées.

Ce nouveau projet de loi de finances rectificative (PLFR 4) n'est pas un simple correctif de fin de gestion comme chaque année, mais a bien le goût de la crise. Le reconfinement depuis fin octobre, décidé pour un mois au moins, va faire replonger l'activité, après un rebond au 3e trimestre.

Bilan: le gouvernement a revu à la hausse l'impact de l'épidémie de coronavirus, avec une récession attendue de 11%, contre un recul de 10% du PIB dans la précédente prévision de septembre. La dette de l'Etat doit elle s'envoler à 119,8% du PIB en 2020.

OC avec AFP