BFM Eco

La Vache qui rit invite à manger son fromage même après la date marquée sur la boîte

La Vache qui rit applique les recommandations de l'appli anti-gaspi Too Good to Go

La Vache qui rit applique les recommandations de l'appli anti-gaspi Too Good to Go - Bel / Too Good to Go

La marque du groupe Bel lutte contre le gaspillage en précisant sur les boîtes de Vache qui rit que son produit reste consommable même une fois sa date de durabilité minimale dépassée.

Fini de jeter sa boîte de Vache qui rit simplement parce que la date figurant sur la boîte est dépassée. Pour limiter le gaspillage, la marque du groupe Bel a décidé de préciser à ses consommateurs à quoi correspond cette date inscrite sur la boîte. Désormais, elle précise donc sur son intercalaire que son produit ne présente aucun risque en continuant d’être consommé une fois cette DDM dépassée.

En effet, la Date de Durabilité Minimale, la DDM dans le jargon, n’a rien à voir avec la Date Limite de Consommation, la DLC. Lorsque cette dernière est dépassée, le produit devient impropre à la consommation car potentiellement dangereux. Alors que la DDM, elle, signifie simplement qu’après ce jour-dit, "le produit peut perdre en qualités gustatives sans pour autant présenter un risque pour vous", précise Bel pour la Vache qui rit.

Observez, sentez, goûtez

Si vous avez conservé vos triangles de fromage frais au frigo, et que leur emballage n’est pas altéré, ils restent donc consommables. La marque recommande toutefois d’observer, de sentir et de goûter le produit pour savoir s’il est toujours bon. Et de se "faire confiance".

Le groupe Bel, également fabricant des Kiri, devient ainsi le premier à faire sien ce combat de Too Good To Go. L’application qui lutte contre le gaspillage alimentaire avec ses paniers d’invendus avait lancé en janvier dernier un "pacte sur les dates de consommation". Elle y enjoignait les industriels de l’agroalimentaire à mieux expliciter ces différences entre DDM et DLC. Objectif: réduire le nombre de produits jetés à la poubelle alors qu’ils sont encore tout à fait mangeables, une pratique qui génèrerait 10% du gaspillage alimentaire en Europe.

Nina Godart
https://twitter.com/ninagodart Nina Godart Journaliste BFM Éco