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La flambée du prix du métal étrangle l'industrie de la conserve alimentaire

Les moins de 35 ans sans enfants ne représentent que 13% des acheteurs de conserve.

Les moins de 35 ans sans enfants ne représentent que 13% des acheteurs de conserve. - Mycele Daniau- AFP

La Fédération des Industries d'Aliments Conservés s'alarme des hausses de leurs coûts et demandent que les distributeurs revoient leurs prix d'achat à la hausse.

Les fabricants de boîtes de conserves alimentaires tirent le signal d'alarme. Ils font face "à une hausse extrêmement importante du prix des boîtes métalliques" consécutive à une flambée des cours du métal.

Cette hausse ainsi que d'autres coûts revus à la hausse "mettent aujourd'hui en péril leur équilibre", peut-on lire dans un communiqué de la Fédération des Industries d'Aliments Conservés.

Les boîtes vides peuvent représenter jusqu'à 50% du coût de production d'une conserve

Au cours de l'année 2020, les principaux sidérurgistes d'acier et d'aluminium d'Europe de l'Ouest ont vu le prix de l'acier et de l'aluminium augmenter entre 8% et 12 % selon différentes sources, souligne cette fédération. Or, "les boîtes vides, selon leurs compositions et leurs spécificités, peuvent représenter jusqu'à 50% des coûts de production". Ces hausses de prix devraient par ailleurs se poursuivre cette année.

Et il faut également prendre en compte les "évolutions réglementaires de la contribution des entreprises au financement de la collecte et du tri des emballages en vue de leur recyclage".

Conséquence, "en ce début d'année 2021, les fabricants de boîtes métalliques répercutent à leur tour cette hausse du prix du métal auprès des conserveurs et anticipent de fortes tensions sur les approvisionnements en métal du fait des faibles capacités disponibles dans les forges".

"Il est impératif que ces surcoûts se traduisent dans les prix de vente aux distributeurs", martèle la fédération. "Sans la prise en compte de ces hausses, de sérieux risques pèsent sur la capacité des entreprises du secteur à investir, à innover et à poursuivre les efforts en faveur de la transition agro-écologique dans nos filières".

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business