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L'Union Européenne paiera moins cher pour une dose du vaccin Pfizer/BioNTech que les Etats-Unis

Un soignant s'apprête à administrer le vaccin de Pfizer-BioNTech contre le Covid-19, à l'Institut Michener, à Toronto, au Canada, le 14 décembre 2020

Un soignant s'apprête à administrer le vaccin de Pfizer-BioNTech contre le Covid-19, à l'Institut Michener, à Toronto, au Canada, le 14 décembre 2020 - CARLOS OSORIO © 2019 AFP

L'Union européenne semble avoir bien mieux négocié que l'administration Trump qui déboursera 19,50 euros la dose.

L'Europe a tenu à être discrète sur le prix payé au laboratoire Pfizer/BioNTech pour son vaccin anti-covid arguant que ce chiffre était confidentiel. Mais un document interne consulté par l'agence Reuters évente le secret.

L'Union européenne paiera 15,50 euros par dose sur la base d'une commande de 300 millions de doses. Soit une facture globale de 4,65 milliards d'euros. Reuters précise que le dit document de l'UE, daté du 18 novembre, a été diffusé en interne après l'annonce d'un accord d'approvisionnement entre le bloc et les deux laboratoires le 11 novembre dernier.

La Commission semble en tout cas avoir bien mieux négocié que l'administration Trump qui déboursera 19,50 euros la dose pour une commande certes inférieure à 100 millions de doses.

Une clause de confidentialité pourtant signée sur les prix

Cette révélation (ainsi que la publication de ces prix par la secrétaire d’État belge chargée du budget, prix d'ailleurs un peu différent concernant Pfizer) irrite à la fois Pfizer et la Commission. Le laboratoire a ainsi rappelé que les prix étaient "couverts par une clause de confidentialité prévue dans le contrat avec la Commission", selon une porte-parole de Pfizer Benelux jointe par l'agence Belga.

Bruxelles a de son côté réaffirmé l’importance de respecter cette "obligation" de discrétion.

Tout ce qui concerne des informations comme le prix des vaccins est couvert par la confidentialité, c'est une obligation très importante", a affirmé Stefan De Keersmaecker, porte-parole de la Commission sur les questions de santé.

Le risque? Que ces fuites cassent le pouvoir de négociation des États, et que les laboratoires n'alignent leurs tarifs à la hausse.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business